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Le Honduras rejette la qualification de narco-État émise depuis les États-Unis

Tegucigalpa, 18 octobre (Prensa Latina) La chancellerie hondurienne a rejeté hier la qualification de narco-État émise par la justice des États-Unis suite aux déclarations des témoins du procès de l’ex-député Juan Antonio Hernández, le frère du président, Juan Orlando Hernández.

« Par deux lettres adressées au Département d’État de la nation nord-américaine, les autorités honduriennes ont demandé que soient dorénavant omises des qualifications incriminantes qui affectent l’image du mandataire national »,  a déclaré à la presse le chancelier du pays centraméricain, Lisandro Rosales.

Mercredi, le Ministère Public étasunien a présenté devant un tribunal de la ville de New York ses arguments finaux pour expliquer comment Juan Antonio Hernández est devenu un puissant trafiquant de drogue et a insisté pour définir le Honduras comme un narco-État.

À cet égard, le secrétariat hondurien des Affaires Étrangères a précisé qu’il était difficile de comprendre comment de l’accusation portée contre une personne individuelle, au début du procès, on en arrive à une qualification dénigrante de l´État du Honduras, résume le premier texte envoyé aux autorités nord-américaines.

Les lettres soulignent en outre que les accusations contredisent les progrès réalisés par le Gouvernement du mandataire Juan Orlando Hernández dans les domaines macroéconomique et sécuritaire, ainsi que les initiatives en cours en faveur du développement du pays.

Rosales a ajouté que le Honduras est un État qui est confronté à une guerre sans précédent contre le trafic de drogues depuis 2012, avec l’approbation de l’extradition et d’autres lois qui permettent de démanteler les principaux cartels qui ont opéré sur le territoire national.

Il a également souligné la coopération en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants établie avec différentes administrations des États-Unis et concrétisée avec le Commandement Sud, l’Agence Antidrogue (DEA), le Département d’État et d’autres entités.

Le chancelier a souligné que le signalement contre le Honduras aura un impact sur sa politique internationale et qu’il est utilisé par une opposition radicale et hostile aux États-Unis pour atteindre ouvertement le Gouvernement hondurien.

Enfin, Rosales a rappelé que si le Gouvernement du Honduras ne veut pas s’immiscer dans la procédure judiciaire contre le frère du président, il n’y a aucune raison pour que les États-Unis, à travers ce processus, attaque la légitimité d’un gouvernement allié, et encourage la déstabilisation politique.

Les accusations portées par le tribunal de New-York reposent sur des révélations faites par plus de cinq témoins qui ont affirmé avoir financé d’une manière ou d’une autre les campagnes du représentant hondurien au Congrès en 2009 et à la Présidence en 2013 et 2017.

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