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Les membres de l’Assemblée équatorienne détenus ou sous protection ne perçoivent plus leur salaire

Quito, 23 octobre (Prensa Latina) L’Assemblée Nationale de l’Équateur a décidé hier de suspendre temporairement les salaires du législateur Yofre Poma et des parlementaires sous protection au sein de l’ambassade du Mexique, considérés par beaucoup comme des personnes poursuivies politiquement par le gouvernement.

La résolution a été adoptée par le Conseil d’Administration de l´Assemblée (CAL) lors d’une séance tenue ce jour-là, au cours de laquelle le projet de Loi sur la Croissance Économique d’Urgence, présenté par le pouvoir exécutif vendredi dernier, a également été examiné.

Selon le CAL, Yofre Poma, arrêté dans le cadre des récentes protestations contre les mesures de cour néolibérale décidées par le gouvernement, pour être prétendument responsable d´une paralysie des services publics, ne sera pas rémunéré tant qu’il restera sous la mesure de sûreté privative de liberté.

La décision a été étendue à Soledad Buendía, Gabriela Rivadeneira et Carlos Viteri, qui sont sous protection au siège diplomatique du Mexique dans cette capitale; après avoir déclaré que leur intégrité et celle de leurs familles étaient menacées par la persécution politique dont ils font l’objet.

En réaction à la détermination du CAL, le député pour la Révolution Citoyenne, Juan Cristóbal Lloret, a averti les médias que la décision avait été prise sans garantir le principe du droit légitime à la défense.

«Il n’existe pas dans la loi sur la fonction législative de réglementation susceptible d’empêcher qu’ils ne reçoivent leur rémunération, et ils ne peuvent pas perdre leur qualité de député, et ceci est clairement établi dans la Constitution », a-t-il déclarée.

Lloret a ajouté que, conformément à l’article 14 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ceux qui se trouvent aujourd’hui au sein de l’ambassade du Mexique ont le droit de bénéficier de la protection d’un autre État, en cas de persécution ou d’intimidation par le gouvernement.

‘Cela ne signifie pas qu’ils sont privés de liberté’, a-t-il précisé.

L’arrestation de Poma et la demande de protection de Buendía, Rivadeneira et Viteri ont eu lieu dans le cadre des manifestations qui se sont déroulées pendant 11 jours consécutifs dans la quasi-totalité de l’Équateur, s´opposant notamment à l’élimination de la subvention au carburant, décrétée par le président de la république, Lenín Moreno.
 
Lors des journées de protestation cette élimination et contre d’autres mesures néolibérales, le pouvoir Exécutif a dénoncé une tentative de coup d’État orchestrée par  l´ancien président Rafael Correa, plusieurs anciens fonctionnaires de son gouvernement et de membres actuels du Mouvement d’Engagement Social pour la Révolution Citoyenne.

Peo/mv/scm

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