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L’opposition au Honduras exige aux forces militaires de défendre le peuple

Tegucigalpa, 24 octobre (Prensa Latina) Manuel Zelaya, coordinateur du parti d’opposition Liberté et refondation et ancien président du Honduras(2006-2009), a appelé aujourd’hui les forces militaires à défendre le peuple qui réclame justice et démocratie.

‘Deux procureurs étasuniens ont dû arriver pour dire à ce pays qu’il est dirigé par des criminels qui ont exploité, volé, tué et ne permettent pas au peuple de profiter de ses droits’, a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur Twitter.

Zeleya a souligné que Juan Orlando Hernández doit quitter la présidence de la République parce qu’il n’est pas le dirigeant du peuple, parce qu’il n’a pas été élu.

Les déclarations de Zelaya font suite à la découverte de ses liens avec le trafic de drogue, à la suite du procès de son frère Tony Hernandez à New York.

Lors du procès, des témoins et des procureurs ont déclaré que le mandataire avait reçu des fonds de la part de trafiquants de drogue pour financer ses campagnes électorales et acheter des voix de députés pour s´assurer la présidence du Congrès puis du pays.

Après la condamnation de Tony, de nombreuses organisations sociales et politiques ont annoncé des mobilisations rapides, non encore définies, et demandent à la force publique de ne pas recourir à la répression.

Dix ans après le coup d’État contre Zelaya en 2009, la crise politique, sociale et économique au Honduras est aggravée par l’augmentation de la pauvreté, des inégalités et de la violence dans le pays.

Selon un rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement, en 2018, plus de 70 % des Honduriens vivaient dans une pauvreté multidimensionnelle et 48 % dans une pauvreté extrême.

Par ailleurs, nous apprenons que la police militaire hondurienne a réprimé aujourd’hui par des tirs et des gaz lacrymogènes des centaines de manifestants qui protestaient contre le gouvernement de Juan Orlando Hernández dans la capitale.

La protestation en faveur de la démission immédiate du mandataire a commencé à l’Université Pédagogique Nationale Francisco Morazán et a donné lieu à des affrontements entre les agents antiémeutes et les manifestants.

Entre-temps, les médias locaux ont rapporté qu’une pharmacie avait été incendiée par les tirs croisés de gaz lacrymogènes et de cocktails Molotov.

peo/acl/otf/Ebe

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