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L’opposition en Haïti annonce une nouvelle semaine de manifestations

Port-au-Prince, 25 octobre (Prensa Latina) Les secteurs de l’opposition haïtienne ont annoncé hier un nouveau calendrier de mobilisations populaires pour continuer de réclamer la démission immédiate du président Jovenel Moïse.

La nouvelle Alternative Consensuelle pour la Reconstruction d’Haïti a déclaré lors d’une conférence de presse que les manifestations auront lieu du 27 octobre au 2 novembre prochain, pendant la septième semaine consécutive de manifestations antigouvernementales dans le pays.

‘Le jeu d´enfants est terminé, tout le pays se lèvera’, a déclaré son porte-parole, André Michel, en ajoutant qu’il y aura sept jours de combats intenses. « Sept jours de blocus », a-t-il souligné.

De son côté, le sénateur d´Artibonite, Youri Latortue, ancien allié du gouvernement, a affirmé que la crise a deux dimensions, l´une cyclique et l´autre structurelle.

Il a souligné que la démission du mandataire résoudra la crise cyclique, précisant que « le président ne se rend pas compte que le problème aujourd’hui c´est lui».

Depuis la mi-septembre, Haïti vit une série de manifestations contre le gouvernement qui exigent la démission du chef de l’État et critiquent le système d’exclusion qui engendre de profondes inégalités sociales.

Malgré la forte pression populaire et après six semaines d´arrêt  des institutions, des activités économiques, des affaires et des échanges commerciaux, le président insiste à se maintenir en poste et a récemment annoncé qu’il combattra le système.

Toutefois, sa position fait l’objet de nombreuses critiques. Il y a notamment des personnes  qui affirment que le chef de l’État est bénéficiaire du propre système qu’il dénonce.

Certains lui reprochent également le soutien qu´il reçoit de la communauté internationale, en particulier du gouvernement étasunien, qu’ils accusent d’ingérence dans les affaires intérieures de la nation.

Dans les faits, ce jeudi, l’ambassade des États-Unis en Haïti a diffusé sur les réseaux sociaux un communiqué appelant les forces politiques, économiques et civiles à engager un dialogue ‘sans conditions préalables’ et à constituer un gouvernement fonctionnel qui serve le peuple et réponde aux préoccupations économiques et sociales.

Le texte n’a pas été bien reçu sur les plateformes numériques et les internautes critiquent le fait que Washington fasse la sourde oreille à l’appel populaire.

Peo/lb/ane

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