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Victoire irréversible dès le premier tour du président bolivien

La Paz, 25 octobre (Prensa Latina) Après le dépouillement de 99,99 des bulletins de vote, le candidat pour le Mouvement vers le Socialisme (MAS) de Bolivie, Evo Morales, a obtenu la victoire aux élections présidentielles du 20 octobre dès le premier tour.

Le Tribunal Suprême Électoral de Bolivie a rendu les résultats publics hier: le MAS a obtenu 47,07 pour cent des votes alors que l’alliance Comunidad Ciudadana (Communauté Citoyenne, CC), représentée par Carlos Mesa n’en a obtenu que 36,51.

La différence entre les deux candidats est donc de 10,56 pour cent, ce qui écarte toute possibilité de ballotage et d’un second tour le 15 décembre prochain.

Selon la loi électorale, le candidat qui obtient 50 pour cent des votes dès le premier tour, ou au moins 40 pour cent avec une avance de plus de 10 pour cent sur son concurrent remporte l’élection.

Les chiffres du décompte sont offerts en temps réel par le TSE. Ils peuvent être consultés sur le site de Órgano Electoral Plurinacional https://computo.oep.org.bo/#.

Evo Morales a confirmé ces informations lui-même au cours d´un entretien en direct sur la chaine d’État Abya yala, et il a considéré qu’il manquait encore certainement un détail pour que les résultats soient officialisés.

« Nous avons gagné avec une avance de 10 pour cent grâce au vote rural », a-t-il déclaré.

« Lamentablement, dans le passé, le peuple indigène n’a pas été reconnu dans l’histoire de la Bolivie. À l’époque de la colonisation, il courait le risque d’être tout simplement exterminé et pendant les années de la République, il a été soumis à un certain type de domination. La Bolivie a une dette envers le peuple indigène », a insisté le président.

« C’est le soutien des gens qui nous donne la force de continuer le combat, malgré l’usure de ces dernières années. Nous sommes l’unique Gouvernement qui se soit déplacé dans toutes les municipalités de Bolivie pour écouter les demandes des gens », a-t-il a rappelé.

« Je supporterai tout pour la patrie, pour faire aboutir ce processus de changement que nous avons mis en route. On m’a traité de voleur, de dictateur. Mais ils n’ont aucune preuve pour étayer ces affirmations; les jeunes ne savent pas à quoi ressemblait la dictature ».

« La véritable fraude, c’est qu’on ne permette pas de compter officiellement les bulletins de vote; c’est de mettre le feu aux bureaux de notre Tribunal Suprême. Ce qu’ils reprochent à l’actuel TSE c’est d’avoir une femme à sa tête, et qui plus est: une indigène; ils nous haïssent, mais nous en avons assez de la discrimination. Nous ne voulons plus être humiliés », a-t-il ajouté.

« Ne pas reconnaitre le vote du mouvement indigène, de la partie la plus humble de notre famille, est quelque chose d’impardonnable. Je ne sais pas comment ces racistes aveuglés par leur ambition et leur soif de pouvoir vont faire pour se regarder dans la glace sans endurer les reproches de leur conscience ».

Le président s’est dit fier du mouvement indigène. L’histoire ne peut pas s’écrire sans lui. « Les choses ne s’arrêtent pas ici. Le combat continue », a-t-il conclu.

Peo/lb/znc/cvl

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