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Radicalisation de l’opposition bolivienne qui refuse de participer à l’audit sur les élections

La Paz, 31 octobre (Prensa Latina) L’opposition bolivienne a aujourd’hui confirmé sa radicalisation en demandant l’annulation des élections du 20 octobre et en refusant de prendre part à un audit international sur le décompte de ces élections.

Le Conade (Comité de Défense de la Démocratie), tout comme les Comités Civiques au niveau National ont décidé de rester dans la rue et de faire une grève illimitée jusqu’à ce que les élections  soient annulées, a affirmé mardi Luis Fernando Camacho, président du Comité Civique Pro Santa Cruz.

Camacho -membre du Comité de Coordination de Défense de la Démocratie créé pour soutenir Carlos Mesa, le candidat à la présidence arrivé second lors des élections du 20 octobre dernier- a manifesté un point de vue radical qui pourrait ne pas être exactement celui de la partie plus politique du mouvement.

Camacho a affirmé que savoir qu’elle était l’opinion de tel parti ou de tel autre parti n’avait aucun intérêt « car, ici, c’est le peuple qui commande, pas les hommes politiques ».

Selon lui, aucun audit ne sera accepté parce que le processus « est déjà entaché de nullité », mais il n’a donné aucune précision à ce sujet et n’a fourni aucune preuve.

Il a annoncé qu’une manifestation aurait lieu ce jeudi à La Paz, à 18:00, heure locale, pour exiger un nouveau Tribunal Suprême Électoral qui se porterait garant des nouvelles élections et en « établirait les nouvelles normes ».

Accusé par les partisans du Mouvement vers le Socialisme (MAS, du président Evo Morales) d’être un raciste et un extrémiste néo-libéral, Camacho a réitéré que Santa Cruz continuerait en grève si la Conade se prononce en faveur d’un arrêt national.

Ce point de vue ne correspond pas à la demande formulée au début des événements, il y a une semaine. L’opposition exigeait alors que l’OEA (Organisation des États Américains) tienne un audit pour décider si un second tour était nécessaire.

Hier, le ministre des Affaires Étrangères, Diego Pary, a confirmé lors d’une conférence de presse tenue à la Grande Maison du Peuple (siège de l’Exécutif) que toutes les mesures étaient prêtes pour commencer dès aujourd´hui un audit intégral des élections générales du 20 octobre dernier et que le résultat déterminerait la procédure à suivre.

Pary a assuré que le Gouvernement garantirait le plein accès aux installations et à l’information nécessaire pour mener à bien la vérification des résultats.

Il a précisé les termes de l’accord signé avec l’Organisation des États Américains (OEA) et a indiqué que, dans les heures qui suivaient, environ 30 experts sélectionnés par l’OEA arriveraient en Bolivie ainsi que des invités de pays voisins comme le Paraguay, le Mexique et, aussi, de l’Espagne.

Selon le chancelier, « la présence à cet audit de l’alliance ComunidadCiudadana (CC) et de son candidat, Carlos Mesa, serait une bonne chose ». Et, a-t-il ajouté, « nous sommes certains que les élections se sont déroulées dans la transparence la plus totale ».

Dans plusieurs de ses entretiens et de ses conférences de presse, le président EvoMorales a réitéré qu’un coup d’État parrainé par les États-Unis était en marche.

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