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Les violations des droits de l’homme au Chili continuent d’être dénoncées

Santiago du Chili, 1er novembre (Prensa Latina) Les violations des droits de l’Homme continuent aujourd’hui d’attirer l’attention des acteurs internationaux et locaux au Chili face à la répression disproportionnée des manifestations pacifiques par les forces de l´ordre.

Dans un éditorial, le journal El Siglo, organe du Parti Communiste du Chili, note que cette situation particulièrement grave en matière de droits de l’Homme n´avait pas existé depuis la fin de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990).

Il ajoute que ces violations ont été déclenchées suite à la décision du président Sebastián Piñera, et de son exécutif, d’ordonner à l’Armée de sortir dans les rues pour réprimer les manifestations sociales, de déclarer l’État d’Urgence, d´instaurer le couvre-feu.

Le journal précise que cela ‘confirme que les gouvernements et les secteurs de droite ne changent pas en ce qui concerne le recours à la force répressive, aux mesures autoritaires, et en particulier à l’Armée, en cas de manifestations sociales importantes, d´expressions citoyennes de haute intensité et si des revendications populaires et démocratiques s’installent’.

Lors de ces événements dramatiques de morts, de blessés, de tortures, d’abus sexuels et d’agressions de toutes sortes impliquant des carabiniers et des militaires, le gouvernement, et en particulier le Président et les autorités du Ministère de l’Intérieur, ont une responsabilité politique, dénonce El Siglo.

Le journal ajoute qu’il est prioritaire que cessent les agressions et les abus de la part des carabiniers et d’autres entités de l’État et que de telles violations fassent l’objet d’enquêtes et de sanctions; sinon, toute intention de restaurer ‘la normalité’ dans le pays et d’avancer vers des solutions et des réponses à la voix citoyenne sera inutile.

Il estime également qu’il est indispensable qu´il y ait des « enquêtes et des poursuites concernant les actes perpétrés et ordonnés principalement par le Président de la République et l’ancien ministre de l’Intérieur. Les parlementaires, les collectivités politiques et le mouvement social ont un rôle à jouer à cet égard ».

L’éditorial d’El Siglo conclut que ‘si l’on veut parler de renforcement de la démocratie, il faut absolument assumer le respect des droits de l’homme’.

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