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« Préserver la paix, c’est défendre la démocratie », affirme Carlos Romero, ministre du Gouvernement bolivien

La Paz, 4 novembre (Prensa Latina) « Préserver la paix, c’est défendre la démocratie », a affirmé hier Carlos Romero, ministre du Gouvernement, au cours de « El Pueblo », une émission matinale de Bolivia TV et du Réseau Patria Nueva (Nouvelle Patrie).

Le ministre a souligné qu’ « avant les élections, l’opposition parlait déjà de fraude et, maintenant que nous demandons un audit par des organismes internationaux, ce serait pour eux le moment ou jamais de montrer les preuves de cette fraude, si elles existent ».

« Mais ils ne veulent pas de cet audit parce qu’ils n’ont rien à montrer. Ils ne parlent de fraude que pour continuer à ne pas reconnaitre le gouvernement et à poursuivre leur coup d’État », a déclaré Romero, pour qui « ces supposés combattants pour la démocratie, qui disent lutter contre la dictature, sont les mêmes que ceux qui empêchent les gens de circuler librement dans les rues ».

Ce sont eux qui interdisent aux citoyens de vaquer à leurs occupations quotidiennes et, ajoute-t-il, « s’ils ne parviennent pas à les museler et à leur faire fermer boutique, ils les battent à coup de bâton ou de bâte de baseball, pour défendre la démocratie ».

Le ministre s’est également indigné de l’attitude du recteur de l’UMSA (Universidad Mayor de San Andrés de La Paz), Waldo Albarracín, « qui est en train de convertir cette université en une véritable base pour exécuter le coup d’État ».

« Heureusement, tous les étudiants ne se sont pas impliqués dans ce projet fasciste », a-t-il précisé, avant d’ajouter que le président du Comité Civique de Santa Cruz a adressé des menaces au président Evo Morales et lui a demandé de renoncer à son poste avant lundi soir.

« Les gens qui sont disposés à employer des moyens militaires sont ceux qui veulent répandre le sang, et jamais, au grand jamais, on ne doit en venir à ce type de confrontation », a insisté le ministre.

« Ce qui est en jeu, c’est un affrontement de type fasciste avec un fond nettement racial », a–t-il mis en garde. « Il y a des groupes qui veulent nous entraîner à la violence et nous devons éviter de tomber dans ce type de conflits ».

« À l’extérieur de la Bolivie, il existe de grands intérêts qui poussent au coup d’État. Ils savent très bien que si nous consolidons l’industrialisation du lithium, du fer et des hydrocarbures, la Bolivie ne dépendra plus jamais de personne », a-t-il souligné.

« Carlos Sánchez Berazain (l´ex-ministre de la Défense de l’ancien président Gonzalo Sánchez de Lozada, réfugié aux États-Unis) est l’un des cerveaux du coup d’État qui se déroule en ce moment », a expliqué Carlos Romero.

« Une personne a été arrêtée il y a quelques heures et elle a avoué avoir porté des boucliers en fer à l’UMSA pour que les étudiants puissent se lancer demain à l’assaut de la Casa Grande del Pueblo (le siège de l’exécutif national) », a indiqué le ministre.

Peo/mem/znc

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