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Evo Morales propose un dialogue national et promet de retourner en Bolivie

Par Luis Manuel Arce Isaac

Mexico, 13 novembre (Prensa Latina) L’ancien président bolivien Evo Morales, a proposé aujourd’hui un dialogue national pour mettre fin à la violence dans son pays et a réaffirmé que si son peuple le lui demandait, il retournerait dans la nation des hauts plateaux pour la pacifier.

Lors de sa première conférence de presse, au sein de l’ancienne mairie du centre de cette capitale après son asile au Mexique concrétisé hier, l’ancien mandataire a insisté sur le fait qu’il a démissionné pour que ses adversaires ne continuent pas d´utiliser ce prétexte pour agir de la manière illégale et inconstitutionnelle dont ils le font.

Quant au dialogue proposé, dont il n’a pas donné beaucoup de détails, il a expliqué qu’il serait ouvert car c’était la seule façon d’arrêter la violence. Il a déclaré que les peuples autochtones pratiquent la solidarité, mais aussi la complémentarité et que les affrontements doivent cesser. Il faut aller au dialogue national, a-t-il déclaré.

Il a souligné qu’il était prêt à retourner en Bolivie si le peuple le lui demandait, mais avec un accord sur un dialogue national, et à cet égard, il a demandé l’appui de la communauté internationale, tout en réaffirmant que « nous reviendrons tôt ou tard. Le mieux, c’est de pacifier la Bolivie ».

Face aux questions des journalistes, Morales a accusé l’Organisation des États Américains (OEA) et en particulier son secrétaire général, Luis Almagro, qu’il considère être ‘au service de l’impérialisme nord-américain. Au lieu d´être des États Américains, il faudrait appeler cette organisation des États-Unis.

Il a expliqué qu´avec ce coup d’État, l’OEA et Almagro conduisent à un massacre en Bolivie.

« Depuis les élections du 20 octobre dernier, les opposants voulaient brûler les tribunaux départementaux, les procès-verbaux de nos familles, sachant que je n’ai jamais demandé à des institutions de faire quelque chose d’illégal ; ne pas mentir et de ne pas voler ».

Il a également dénoncé la proclamation de la sénatrice Jeanine Añez comme présidente par intérim, concrétisant ainsi « le coup d’État brutal qui détruit la Bolivie et tout ce que nous avons construit avec tant de sacrifices ».

Il a largement parlé des richesses naturelles du pays qui ont été nationalisées, précisant que cela n´a pas plu aux oligarchies, et a donné des détails particuliers sur les progrès dans l’industrie de transformation du lithium, qui est déjà utilisé comme base essentielle pour le développement de l’énergie, et sur l’usine qui est en construction.

Les groupes d’intérêts courent non seulement derrière ces immenses richesses, y compris le gaz naturel et de nombreux minéraux, mais il y a aussi un problème conceptuel, de discrimination, d’autoritarisme et de suprématie blanche, selon lequel les indigènes ne peuvent ni posséder ni gérer ces richesses.

L’ancien président bolivien a remercié le gouvernement d’Andrés Manuel López Obrador pour le soutien qu’il a reçu après son arrivée au Mexique hier, soulignant que les mexicains lui ont sauvé la vie et partageant l’odyssée vécue par l´equipage de l´avion militaire venu le chercher.

Peu avant, il a rencontré un groupe de législateurs du parti au pouvoir, Morena, dirigé par son coordinateur, le député Mario Delgado, et la vice-présidente de cette chambre, Dolores Padierna Luna, et aussi des députés du Parti du Travail, dont Reginaldo Sandoval.

peo/Jha/Lma

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