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Plainte pour persécution contre la Révolution Citoyenne en Équateur

Quito, 25 novembre (Prensa Latina) Le Mouvement pour l’Engagement Social en faveur de la Révolution Citoyenne a publiquement dénoncé aujourd’hui ce qu’il a qualifié d´abus et de violations permanentes des droits de l’Homme par les organes de justice et de police de l’Équateur contre les dirigeants de cette organisation.

La formation politique a fait cette déclaration par le biais d’un communiqué circulant sur les réseaux sociaux, sous l´étiquette #BastadePersecucion.

Dans le texte, les militants de la Révolution Citoyenne ont indiqué que durant le week-end, le domicile du dirigeant syndical de la province de Sucumbíos, Angel Sallo, avait été perquisitionné sans que l’équipe juridique en ait été dûment informée.

À cet égard, le Mouvement a estimé que l´unique raison pour qu´une telle action soit menée est le fait que Sallosoit un militant de cette force politique, dirigé par d’anciens responsables de l’ex-président Rafael Correa.

‘Le gouvernement doit garantir le respect des droits de l’Homme de tous les citoyens, sans aucune exception’, ont-ils réclamé.

Ils ont également averti que l’opposition politique n’est pas un crime et ont appelé l’Exécutif à mettre fin aux persécutions contre ceux qui sont en désaccord avec l’administration dirigée par l´actuel mandataire Lénine Moreno.

Dans le même esprit, sur son compte Twitter, l’ancien chef d’État du Paraguay, Fernando Lugo, a exprimé son soutien à Gabriela Rivadeneira et Paola Pabón, dirigeantes du Mouvement Révolution Citoyenne, qui, selon lui, sont victimes de persécutions dans ce pays sud-américain.

‘Toute ma solidarité avec deux jeunes femmes politiques de l’Équateur, qui sont aujourd’hui victimes d’une brutale et grossière persécution : @GabrielaEsPais et @PaolaPabonC préfète de Pichincha’, a-t-ilposté sur le réseau social.

Son message comprenait également un appel à la communauté internationale pour qu’elle suive attentivement ce qui se passe aujourd’hui en Équateur.

Plusieurs anciens membres de l’exécutif de Correa font actuellement l’objet d’enquêtes pour des délits qu’ils nient tous sous des chefs d´accusation tels qu’association de malfaiteurs, rébellion ou abus financiers, entre autres.

Pour certains analystes, juristes et personnalités internationales présents sur ce territoire andin, il existe une chasse à l’homme contre les soi-disant « corréistes », ouvertement opposés au gouvernement actuel.

Toutefois, l’Exécutif actuel soutient que les procèdures en cours s’inscrivent dans le cadre d’enquêtes sur des faits présumés de corruption ou de tentatives de déstabilisation, et qu’aucune n’a de motivation politique.

La préfète de Pichincha, Paola Pabón, son conseiller Christian Gonzalez et le secrétaire exécutif de la Révolution Citoyenne, Virgilio Hernández, sont actuellement en détention préventive et font l’objet d´enquêtes pour tentative présumée d´appeler le peupleà se soulever pendant les 11 jours de protestation d’octobre contre les mesures de cour néolibérale.

Dans le même temps, les députés Gabriela Rivadeneira, Soledad Buendía et Carlos Viteri sont sous protection à l’ambassade du Mexique en Équateur, après avoir demandé de l’aide parce qu’ils estimaient que leur intégrité et celle de leur famille étaient menacées.

Les parlementaires de ce même mouvement, MarcelaAguiñaga et Marcela Holguín, ont été avisées d’une enquête à leur encontre pour incitation présumée à la violence, dans laquelle Rivadeneira est également impliquée.

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