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Une explosion sociale prévue en Colombie si l’on insiste sur les politiques néolibérales

Bogota, 20 novembre (Prensa Latina) Gabriel Becerra, secrétaire général du parti colombien Union Patriotique, a déclaré aujourd’hui que si le gouvernement ‘insiste pour imposer une nouvelle vague de réformes néolibérales contre les travailleurs, il y aura une explosion populaire’ dans le pays.

C’est ainsi qu’il s’est prononcé à quelques heures de l’arrêt national convoqué demain par des organisations syndicales, sociales et d’étudiants afin de se mobiliser contre les politiques gouvernementales et de rejeter les assassinats d’indigènes, anciens guérilleros et leaders sociaux.

Il a également appelé la population à s’associer activement et avec enthousiasme aux rassemblements, aux mobilisations et à toutes les actions de protestation et de mécontentement populaire.

‘Remplissons les rues de Bogota et de Colombie et faisons sentir la force qui réclame un nouveau pouvoir pour la paix, la démocratie et la justice sociale’, a-t-il déclaré.

Becerra a condamné les ‘menaces, stigmatisation, persécution, perquisitions, détentions effectuées par les autorités contre des leaders sociaux et des représentants du syndicalisme regroupés dans les centrales ouvrières et fédérations intégrées au Comité National de la Grève’.

La Centrale Unitaire des Travailleurs (CUT) de Colombie a rejeté la veille les perquisitions en cours à Bogota, Cali et Medellín contre des organisations sociales et syndicales qui encouragent la grève nationale du 21 novembre.

À Bogota, plusieurs perquisitions ont été effectuées contre des membres de l’organisation sociale Congrès des Peuples, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Selon la plainte déposée par le Mouvement National des Victimes de Crimes d’État, les membres des forces de l´ordre en uniformes seraient arrivés chez eux avec des mandats de perquisition pour des enquêtes liées au port et à la fabrication d’explosifs et de terrorisme, a ajouté l´entité.

La Centrale a rejeté ‘la militarisation et les déclarations faites par le Gouvernement de laisser ouverte la possibilité de décréter un couvre-feu dans toutes les villes du pays’, dans le contexte de grève générale.

La même chose s’est produite dans la ville de Cali et de Medellín, où plusieurs descentes ont été effectuées simultanément aux logements de leaders étudiants et sociaux, a déclaré la Centrale.

La CUT a catégoriquement rejeté ce type d’actes, exigeant du gouvernement, à la tête duquel se trouve le président Ivan Duque, qu’il garantisse effectivement le droit à la protestation sociale et mette fin à la campagne de peur, crainte et intimidation qui est une attaque évidente contre la grève  nationale pacifique et massive du 21 novembre’.

Elle a également demandé aux organisations nationales et internationales de se prononcer et d´élever leur voix concernant les faits mentionnés.
 
Peo/mem/mfb

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