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Un avocat argentin a qualifié le gouvernement putschiste en Bolivie de dictature

La Paz, 29 novembre (Prensa Latina) L’avocat Juan Grabois a qualifié aujourd’hui de dictatorial le gouvernement de facto en Bolivie, après avoir dénoncé les actions à l´encontre de la délégation argentine qui a commencé à recueillir des témoignages de victimes de violations des droits de l’Homme dans le pays.

Grabois a dénoncé le traitement subi à son arrivée à Santa Cruz, où les forces militaires ont interrogé chaque membre de la mission argentine, de manière arbitraire, pour qu’ils divulguent les données personnelles des personnes qu´ils allaient interroger.

Pour protéger l’intégrité physique des victimes, nous avons refusé, et dans mon cas particulier, on m’a interdit de prononcer des opinions de nature politique dans le pays, ce qui démontre l’absence de démocratie, a-t-il souligné.

Ensuite ils nous ont tendu une embuscade avec des provocateurs qui nous insultaient avec des slogans racistes, anti-argentins, homophobes, cherchant à nous intimider, a-t-il précisé.

Le dirigeant social a déclaré que le but des militants argentins était de recueillir des témoignages sur la situation des disparitions forcées, des tortures et des assassinats qui se produisent dans le pays, après le coup d’État militaire et sous le gouvernement actuel de la présidente autoproclamée, Jeaninez Áñez.

La délégation est composée de professionnels, de dirigeants de mouvements sociaux et environnementaux, afin d’élaborer en Bolivie un rapport sur les violations des droits de l’Homme suite au coup d’État dévastateur contre le président Evo Morales.

À cet égard, l’ancien représentant du Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en Bolivie, Denis Racicot, a mis en garde contre une ‘rupture profonde’ de l’ordre constitutionnel et une ‘fracture sociale’ face aux actes de violence.

Racicot a récemment souligné que les nouvelles autorités boliviennes, suite au départ de Morales, sont ‘autoproclamées’ et cherchent à sortir de la crise actuelle en se basant sur une ‘violence putschiste sans limites’, comparé à la période des régimes militaires et de facto.

La crise politique que connaît la Bolivie a éclaté à la suite des élections du 20 octobre dernier, lorsque des secteurs réactionnaires de l’opposition ont ignoré la victoire d’Evo Morales, qui a ensuite démissionné sous la pression des forces militaires.

Peo/mgt/yma

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