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L´hommage aux militaires qui ont massacré le peuple est rejeté en Bolivie

La Paz, 23 décembre (Prensa Latina) Certains médias boliviens critiquent aujourd’hui l’hommage de la présidente autoproclamée Jeanine Añez aux colonels de l’armée et de la police pour leur engagement lors des manifestations à El Alto, des faits de répression qui ont fait 10 morts.

La mandataire de facto a remis des reconnaissances aux colonels de l’armée, César Tamayo, et de la police, Ivan Rojas, pour ‘la défense de l’usine Senkata’ dans le contexte des manifestations contre le gouvernement putschiste.

‘Les Forces Armées jamais aussi éloignée de leur peuple ; des boliviens recevant des médailles pour avoir tué d’autres boliviens ; pour avoir donné le lithium à Trump. Braves militaires au service de JeanineAnez’, a dénoncé Noticias Bolivia sur son compte Twitter.

Le 19 novembre dernier, une opération policière et militaire a été menée pour débloquer les routes depuis l’usine de gaz de Senkata, dans la ville d’El Alto.

Ce jour-là, l’armée et la police ont mobilisé un important contingent pour assurer le passage entre les manifestants et accompagner un convoi de plusieurs dizaines de citernes à essence et à gaz de l’usine susmentionnée à La Paz.

Pour arrêter les manifestants qui demandaient la démission d’Añez, les forces de police ont utilisé des agents chimiques ainsi que des balles en caoutchouc et des balles classiques.

Un mois après le massacre de Senkata, les victimes et les familles sont toujours sans justice, et le président déchu Evo Morales a demandé, depuis son compte Twitter, aux autorités de facto de dire à l’opinion publique combien de personnes ont fait l’objet d’une enquête et ont été arrêtées pour ce massacre.

Malgré les allégations concernant les faits sanglants, un communiqué des Forces Armées a affirmé que l’opération militaire, qui comprenait le déploiement de blindés et d’hélicoptères, avait été pacifique mais avait dû faire face à  l´intransigeance des manifestants.

La Défenseur du Peuple, Nadia Cruz, a demandé une enquête et des sanctions contre les responsables.

De même, une commission argentine qui s’est rendue dans la nation andine et amazonienne à la fin du mois dernier et a constaté les violations des droits de l’Homme, a condamné le massacre.

Puis la mission d’observation du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme déployée dans ce pays a documenté des actes de violence qui pourraient ‘constituer de graves violations des droits de l’Homme humains’.

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