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L´ancien président de la Bolivie Evo Morales remercie son équipe de défense

Buenos Aires, 21 janvier (Prensa Latina) L’ancien président bolivien Evo Morales (2006-2019) a remercié aujourd’hui les avocats Baltasar Garzón, Eugenio Zaffaroni et Raúl Ferreyra qui le défendront face aux accusations de sédition et de terrorisme portées par le gouvernement de facto de son pays.

Par le biais de son compte Twitter, le leader indigène réfugié en Argentine a déclaré que l’équipe soutenait juridiquement la raison pour laquelle il existe en Bolivie un État de Non-Droit.

‘Je suis reconnaissant de l’engagement de ces grands professionnels qui sont mes conseillers et mes défenseurs face aux injustices des putschistes en Bolivie’, a-t-il ajouté.

Le 10 novembre dernier, Evo Morales a démissionné après avoir notamment subi des pressions de l’armée.

Le 12 novembre, la sénatrice Jeanine Áñez s’est autoproclamée présidente de la Bolivie et l´une de ses premières actions a été de lancer une persécution politique contre les membres du Mouvement Vers le Socialisme (MAS) dirigé par Morales.

Elle a également porté plainte contre l’ancien mandataire indigène pour sédition et terrorisme.

Cette accusation est fondée sur un enregistrement audio dans lequel on écoute prétendument la voix de Morales donnant des instructions à l’un de ses partisans, le représentant des cocaléros (paysans cultivant les feuilles de coca) Faustino Yucra, pour bloquer les routes et interrompre l’approvisionnement en vivres de certaines villes.

‘Je n’ai pas peur des arrestations, combien de fois ai-je été arrêté et confiné…. en asile ou réfugié, il ne me manquait plus que ça’, a expliqué Morales.

Après sa démission et la prise du gouvernement par des milieux extrémistes, les boliviens ont commencé à se mobiliser contre la rupture constitutionnelle dans plusieurs villes et Áñez a ordonné une répression féroce qui a fait plus de 30 morts et des centaines de détenus.

Hier, le président de l’Argentine, Alberto Fernández, a reçu à la Casa Rosada (siège de l’Exécutif) le juriste espagnol Baltasar Garzón, avec lequel il a dialogué sur des sujets d’intérêt régional.

Garzón se rend en Amérique du Sud pour siéger dans un tribunal d’éthique spécial qui analysera les persécutions politiques contre des dirigeants tels que la vice-présidente argentine Cristina Fernández et les anciens mandataires Rafael Correa, de l’Équateur, et Evo Morales, de la Bolivie.

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