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Journée de l’État Plurinational, une éphéméride à défendre en Bolivie

La Paz, 22 janvier (Prensa Latina) Les secteurs sociaux, indigènes et paysans en Bolivie commémorent aujourd’hui la Journée de l’État Plurinational par des mobilisations contre le régime putschiste et pour défendre les résultats du gouvernement de l’ex-président Evo Morales.

L’éphéméride instaurée en 2010 par Morales, par le décret 405, a permis de mettre en œuvre des lois en faveur des peuples indigènes paysans marginalisés pendant l’étape néolibérale (1999-2005), des normes reconnues par des organismes internationaux tels que l’Organisation des Nations Unies (ONU).

La dirigeante des six fédérations des tropiques de Cochabamba, Segundina Orellana, a déclaré qu’ils tiennent une veillée à Villa Tunari en rejet de la loi exceptionnelle de prorogation du mandat promulguée lundi dernier par la présidente autoproclamée Jeanine Áñez.

Orellana a souligné que la gestion de l’administration d’Áñez devait prendre fin ce 22 janvier, tout en qualifiant d’insultantes les accusations, de la part du gouvernement de facto, de sédition contre des dirigeants et des organisations sociales proches du Mouvement Vers le Socialisme (MAS).

Elle a de plus précisé que la veillée défend également les radios communautaires menacées par les autorités putschistes.

« Nous n’accepterons pas non plus la discrimination, nous défendrons les radios communautaires de ceux qui veulent forcer à diffuser le rapport de Madame Áñez; ce sont nos radios. Nous, le 22, nous allons écouter le rapport de notre président Evo Morales Ayma », a-t-elle conclu.

La ministre de la Communication, Roxana Lizárraga, nommée par Áñez, a indiqué que la présidente autoproclamée prévoit d’envoyer son message au pays à 11 heures, heure locale, depuis le Palais du Gouvernement à La Paz.

Pendant les 13 années du processus de changement mené par l’ancien chef de l’État bolivien, le salaire minimum de 400 boliviens (moins de 60 dollars) par mois en 2005 a été porté à 2600 (près de 300 dollars) et les droits des travailleurs ont été défendus, selon des sources officielles.

L’universalisation de la santé et de l’éducation, la redistribution des richesses, la nationalisation des ressources naturelles et l´attribution de bons sociaux au profit des secteurs vulnérables sont quelques-unes des raisons pour lesquelles les mouvements sociaux marcheront ce mercredi face à la menace du régime putschiste de revenir sur ces acquis.

Il existe en Bolivie 36 peuples indigènes paysans dont les droits sont reconnus dans la Constitution Politique de l’État promulguée en 2009 par le Président Evo Morales.

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