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Bolivie : le Gouvernement de facto en compagnie de conseillers de putschistes du Honduras

La Paz, 27 janvier (Prensa Latina) Le gouvernement de facto en Bolivie dispose aujourd’hui des mêmes conseillers stratégiques en communication pour les élections de mai prochain que ceux engagés par le gouvernement intérimaire hondurien dans le contexte du coup d’État contre Manuel Zelaya.

Selon le quotidien The Intercept, le coup d’État perpétré en Bolivie contre le président Evo Morales le 10 novembre dernier a une ressemblance frappante avec celui qui a renversé le président hondurien Manuel Zelaya en 2009.

L’analyse rappelle que Zelaya a été démis de ses fonctions par les militaires, juste pour être remplacé par un gouvernement intérimaire dirigé par les forces d’opposition de droite, rapidement consolidées au pouvoir par un processus électoral controversé.

Il en va de même en Bolivie après que les autorités du pays, dirigées par la présidente autoproclamée Jeanine Áñez, aient fait appel aux services de CLS Strategies.

Áñez cherche un ‘conseiller stratégique en communication’ pour les nouvelles élections de cette année, prévues pour le 3 mai prochain, et d’autres interactions avec le gouvernement des États-Unis.

The Intercept rapporte que la société de lobbying, anciennement connue sous le nom de Chlopak, Leonard, Schechter & Associates, a fourni un travail remarquablement similaire après l’expulsion de Zelaya.

Le média a expliqué qu’elle avait aidé le gouvernement intérimaire hondurien à obtenir le soutien des décideurs et des médias de communication étasuniens alors que le pays organisait de nouvelles élections.

« La crise en Bolivie reflète le coup d’État de 2009 au Honduras de plusieurs façons. Morales et Zelaya ont forgé des liens avec le Venezuela, augmenté le salaire minimum, élargi les services sociaux et se sont opposés à la privatisation des principales industries », souligne-t-il.

En outre, les deux présidents de gauche ont été de plus en plus critiqués pour ce qui semblait être des tentatives de rester en fonction de manière antidémocratique.

De même, dans les deux cas, les militaires ont également joué un rôle crucial dans la chute des deux dirigeants et les forces d’opposition de droite ont pris le pouvoir après la chute de Morales et Zelaya, et ont recherché la reconnaissance internationale pour créer une légitimité.

L’équipe de CLS Strategies a également tenté de mettre en place des colonnes d’opinion, a présenté des journalistes dans les principaux quotidiens et programmé des interviews sur des réseaux pour promouvoir l´opposition du gouvernement au retour de Zelaya.

Roberto Micheletti, du Parti National de droite, et président hondurien par intérim, a suspendu les libertés civiles, a pris des mesures énergiques contre les manifestations et a bloqué la transmission de plusieurs médias, dont CNN, Telesur, Channel 8 et Radio Globo.

En Bolivie, Áñez a pris le pouvoir après la destitution de Morales et s’est immédiatement déplacé pour recomposer le gouvernement, a remplacé les chefs militaires et les fonctionnaires de cabinets, puis a annoncé son intention de poursuivre Morales et les membres de son parti politique en tant que terroristes.

Plusieurs manifestants contre le gouvernement d’Áñez ont été tués. Le gouvernement bolivien par intérim affirme que les partisans de Morales préparent la violence et a fermé plus de 50 stations de radio communautaires et les chaînes Telesur et RT.

Pour The Intercept, il y a un brouillard d’incertitude sur la question de savoir si les élections de mai prochain seront vraiment transparentes.

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