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Le coup d’État en Bolivie a également été économique, dénonce le candidat Luis Arce

Buenos Aires, 27 janvier (Prensa Latina) Le candidat à la présidence de la Bolivie pour le Mouvement Vers le Socialisme (MAS), Luis Arce, a dénoncé aujourd’hui que le coup d’État contre Evo Morales le 10 novembre dernier était également économique.

Lors d’une conférence de presse en Argentine, Arce, qui était ministre de l’économie pendant le mandat du leader indigène, a assuré que l’actuel gouvernement putschiste démantèle toutes les réalisations sociales et économiques du pays andin-amazonien.

Il a rappelé qu´avant les mandats d´Evo Morales, la Bolivie comptait le plus grand nombre de pauvres d’Amérique latine, un taux d’abandon scolaire élevé, une migration importante et une espérance de vie faible.

En outre, la concentration des richesses et des revenus était limitée, le taux de chômage était élevé, entre autres problèmes, dans le contexte d’un modèle néolibéral.

Mais avec le nouveau modèle économique social communautaire productif lancé par le gouvernement d’Evo Morales la Bolivie a connu une croissance consécutive de six ans.

Il a souligné que cette initiative avait permis de réduire tous ces fléaux et l’écart entre les riches et les pauvres.

Ce putsch a été un coup politique et économique, car le gouvernement de facto a commencé à démanteler ce modèle et a interrompu toute avancée dans le pays, a assuré le candidat présidentiel du MAS.

Arce Catacora, économiste, professeur et politicien bolivien de 57 ans, a été ministre de l’Économie et des Finances de la Bolivie du 23 janvier 2006 au 24 juin 2017, et pour la deuxième, du 23 janvier 2019 au 10 novembre 2019, lorsqu’il a démissionné dans le contexte du coup d’État.

Le candidat à la présidence du MAS se considère comme socialiste et son travail a eu un impact sur l’économie de la Bolivie qui, pendant les mandats de Morales, est passée d´un pays de grande instabilité à celui connaissant une croissance annuelle d’environ cinq pour cent.

Soucieux de transformer le pays avec Evo Morales, il a mis en place des politiques favorables aux entreprises qui ont généré une vigoureuse croissance économique, l’une des plus reconnues étant la transformation du secteur gazier.

À cela s’ajoute l’augmentation des exportations d’argent et de zinc, entre autres actions qui ont facilité d’importantes richesses économiques pour le pays andin-amazonien.

L’un des éléments fondamentaux de la croissance économique de la Bolivie, sous le mandat de Morales, et la direction de ce secteur par Arce, est la redistribution des richesses qui ont atteint les populations les plus démunies.

En ce sens, l’extrême pauvreté est passée de 38 % à 18 %, des résultats extraordinaires selon la Banque Mondiale.

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