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L´utilisation des Nations Unies à des fins politiques par les États-Unis est critiquée

Nations Unies, 27 janvier (Prensa Latina) Les États-Unis utilisent leur statut spécial de siège de l’ONU pour retarder ou refuser la délivrance de visas et empêcher les fonctionnaires de certains pays de participer à des réunions et événements organisés par des organisations internationales.

Les informations diffusées aujourd’hui sur le site globaltimes.cn indiquent que des dirigeants et des diplomates russes, cubains et iraniens ont souvent été victimes de ces pratiques.

Plus récemment, par exemple, Washington a refusé au ministre iranien des Affaires Étrangères, Mohammad Javad Zarif, un visa pour assister à la réunion du Conseil de Sécurité sur la défense de la Charte des Nations Unies.

L’événement qui s’est tenu à New York le 9 janvier est l’exemple le plus frappant du fait que les États-Unis se croient maîtres de ce forum de la diplomatie mondiale, ce qui suscite des critiques dans les médias internationaux, affirme Global Times.

À l’époque de la présidence de Ronald Reagan, la controverse était fréquente et un diplomate étasunien de haut rang avait y compris invité les états membres à déménager le siège de l’organisation s’ils ne respectaient pas les diktats de ce pays.

La publication précise que le refus de visa est devenu une arme spéciale pour les États-Unis.

« Il est intolérable qu’ils refusent des visas pour des raisons de sécurité et de terrorisme. Qui pense que la présence d’un ministre des Affaires Étrangères d’un État souverain et d’un État membre de l’ONU à une réunion quelconque menacerait la sécurité des États-Unis ou serait soupçonné de terrorisme? », demande Zhang Guihong, Directeur du Centre pour les Nations Unies et les organisations internationales de l’Institut d’études internationales de l’Université de Fudan.

L’auteur de l’analyse affirme que la seule explication est que les États-Unis craignaient que le dirigeant iranien ne condamne, lors de la réunion du Conseil de Sécurité, l’assassinat du général Qasem Soleiman à Bagdad.

L’analyste réitère que Washington profite de sa situation de pays hôte et utilise le refus de visa comme une arme contre ceux qui ne lui sont pas favorables, pour priver notamment leurs ministres des Affaires Étrangères de l’occasion de s´exprimer devant le Conseil de Sécurité de l’ONU.

Il fait observer que l’unilatéralisme est largement adopté par le gouvernement actuel des États-Unis. Se retirer des organisations internationales, s’éloigner des accords, ne pas respecter et refuser les visas sont les coups du président étasunien Donald Trump portés contre le multilatéralisme, précise-t-il.

L’universitaire chinois suggère qu’il est peut-être temps de débattre de la question de savoir si certains organismes de l’ONU devraient se retirer du territoire des États-Unis, étant donné que la politique concernant leurs obligations en tant que pays hôte a totalement changé.

De toute évidence, indique-t-il, il n’est pas réaliste de transférer toutes les agences de l’ONU hors des États-Unis, mais si certaines agences de l’ONU doivent être transférées de New York à d’autres pays c’est à la majorité des États membres qu’il appartient de décider.

Zhang Guihong souligne que de nombreux pays et villes plus amicaux et plus favorables au multilatéralisme accueilleraient ces agences à bras ouverts.

peo/mem/lb

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