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L’Égypte espère un pacte favorable sur le barrage éthiopien

Le Caire, 12 février (Prensa Latina) Le gouvernement égyptien espère surmonter définitivement le long et épineux différend avec l’Éthiopie à propos de la construction du Grand Barrage de la Renaissance sur le Nil Bleu, a déclaré aujourd’hui le porte-parole du Ministère de l’Irrigation, Muhamedal-Sebaei.

Après des années de négociations infructueuses, les délégations des deux pays et du Soudan devront examiner d’ici demain à Washington le dernier projet de proposition qui pourrait mettre fin à la controverse.

Les trois parties sont impatientes de trouver une solution qui les satisfasse, dans ce cas l’accord sera signé à la fin du mois, a souligné Sebaei cité par le portail numérique Egypt Today.

Lors des rondes précédentes -a-t-il rappelé- les délégués sont parvenus à des consensus jugés substantiels comme le remplissage du réservoir par étapes, la conception de mécanismes capables d’atténuer les effets de la sécheresse à toutes les étapes, entre autres dispositions.

Un texte antérieur insiste sur la nécessité d’observer les variations des conditions hydrologiques une fois que le grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD) est opérationnel.

Le Caire craint que l’ouvrage n’affecte le flux du Nil, sa principale source d’eau douce, alors qu’Addis-Abeba y joue un rôle clé pour devenir le plus grand exportateur d’énergie sur le continent africain et assure ne pas causer de préjudice à ses voisins par le projet colossal.

Vital pour le géant arabe dont la population en croissance rapide a atteint 100 millions d´habitants il y a quelques jours, le Nil dénommé blanc sur certains tronçons reçoit en territoire soudanais les eaux du bleu, né en Éthiopie.

Selon ses calculs, une réduction d’à peine 2% du liquide provoquerait une catastrophe économique dans son économie, qui dépend en grande partie de l’agriculture autour fleuve, et la perte de moyens de subsistance pour environ 200 mille familles égyptiennes.

L’Éthiopie assure que le barrage sera complètement prêt en 2022, tandis que l’Égypte défend sa position comme une question de vie ou de mort et une menace pour la sécurité nationale.

peo/rgh/ap

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