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La réaction du gouvernement colombien au rapport de l’ONU critiquée

Bogota, 3 mars (Prensa Latina) Les organisations sociales et de défense des droits de l’Homme critiquent aujourd’hui la remise en question par le gouvernement colombien du rapport de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme dans ce pays en 2019.

Selon ce rapport, l’Organisation multilatérale a documenté 108 cas d’assassinats de défenseurs des droits de l’Homme au cours de l´année écoulée, un problème qu’elle considère comme à haut risque dans ce pays.

Il a également été demandé à l’État d’ouvrir des enquêtes approfondies, efficaces et indépendantes sur les cas présumés d’usage excessif de la force par l’Escadron Mobile Antiémeute lors des récentes manifestations sociales.

De l’avis des organisations sociales et civiques de Colombie, le rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme pour l’année 2019 est opportun, sérieux, rigoureux et reflète la réalité du pays.

Ce rapport coïncide avec la réalité que l’on voit quotidiennement à travers les médias, les réseaux sociaux et les plaintes déposées par les organisations sociales dans les différents territoires du pays, ont assuré ces organisations.

La description quantitative et qualitative qu’il contient rend compte de la détérioration exponentielle que le pays a subie récemment en matière de droits de l’Homme, ont-elles indiqué.

C’est pourquoi elles estiment que la réaction du gouvernement du président Ivan Duque au rapport et aux travaux du Bureau local représenté par Alberto Brunori est injustifiée et injustifiée.

‘Cette réaction disproportionnée démontre le manque d’engagement du gouvernement en faveur des droits de l’Homme au niveau international et avec les instances qui, comme ce Bureau local du Haut-Commissariat, contribuent de manière constructive au respect des droits de l’Homme dans notre pays’, ont-elles déclaré.

En outre, elles ont exhorté le gouvernement à donner suite aux recommandations contenues dans le rapport, car cela contribuerait à faire face à la violence croissante dans le pays, et des mesures véritablement efficaces seraient alors prises pour garantir les droits de l’Homme de la population.

C’est également par cette voie que sera assuré l’Accord de Paix (négocié à La Havane et signé en 2016 par l’État et l’ancienne-guérilla FARC-EP), considéré par la propre communauté internationale comme inédit et d’intérêt mondial.

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