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Les États-Unis appliquent une nouvelle mesure qui renforce le blocus contre Cuba

La Havane, le 10 mars (Prensa Latina) La suspension dès aujourd’hui des vols charters publics entre n’importe quel terminal aérien des États-Unis et Cuba, à l’exception de l’aéroport international José Martí, fait partie de la recrudescence du blocus imposé à l’île.

La mesure, qui concerne neuf aérodromes internationaux cubains, alourdit la liste des 190 sanctions appliquées depuis 2017 par le Gouvernement de Washington contre la plus grande des Antilles, publie ce mardi le quotidien Granma.

Cela fait partie de la stratégie de pression de la Maison Blanche concernant l’île, tout comme notamment la fermeture du consulat de l’ambassade nord-américaine à La Havane, la suspension des voyages de croisière et la persécution des navires transportant du pétrole à Cuba.

Le quotidien avertit que la mise en œuvre de cette mesure par le gouvernement de Donald Trump vise à gagner les votes des secteurs les plus réactionnaires de l’émigration cubaine aux États-Unis, en particulier de l’État de Floride, lors des élections présidentielles de novembre prochain.

Cependant, il souligne que cette fois les réactions s´opposant à la sanction ne se sont pas fait attendre dans ce pays, où les cubains y résidant ont déjà été affectés par la suspension des vols réguliers directs vers l’intérieur de Cuba depuis fin 2019.

Le site d’information sur le tourisme, Reportur, a assuré que la réduction des vols à destination de Cuba augmenterait le prix des billets pour l’île, ce qui aura des conséquences pour les familles cubaines des deux côtés du détroit de La Floride.

Le président de l’organisation Cuba Educational Travel, Collin Laverty, a publié sur son compte Twitter que « malgré les décennies consacrées à essayer de diviser le peuple cubain pour les résultats électoraux dans le sud de la Floride, les résultats réels de cette politique ont été nuls ».

« Nous comprenons que les politiciens qui appliquent cette mesure n’ont probablement jamais été à Cuba, mais même eux devraient être capables de voir que la grande majorité des cubains ne vivent pas à La Havane », a commenté le président de la coalition Engage Cuba, James Williams, en soulignant que cette sanction ne ferait que nuire à la population cubaine sur l´île comme aux États-Unis.

Plus de 600 mille étasuniens se sont rendus à Cuba en 2017 et 2018, en plus d’un demi-million de cubains-américains, chiffre qui a atteint les 552 mille 816 visites en 2019, ce qui témoigne du renforcement des liens de l’île avec ses citoyens à l’étranger, a reconnu le chancelier Bruno Rodriguez.

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