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Cuba considère le déploiement militaire des États-Unis comme une menace régionale

La Havane, 2 avril (Prensa Latina) Le chancelier de Cuba, Bruno Rodriguez, a déclaré aujourd’hui que l’opération militaire des États-Unis près du Venezuela constitue une menace pour la paix dans la région.

Dans un message sur son compte Twitter, le chef de la diplomatie cubaine signale que le déploiement de navires de guerre près de la nation sud-américaine et les mouvements de troupes spéciales constituent une grave menace pour la paix des pays de la région.

Il assure également que ‘la lutte présumée contre le trafic de drogue n’est qu’un prétexte opportuniste’.

Le président étasunien Donald Trump a ordonné ce mercredi d’augmenter le nombre de militaires en Amérique Latine pour lutter contre le trafic de drogue dans l’est de l’Océan Pacifique et dans les Caraïbes, ce qui inclut le Venezuela, selon des rapports de presse.

Les annonces de Washington comprennent l’envoi de navires de la marine pour la militarisation des Caraïbes orientales, théâtre d’opérations d’une possible agression contre le pays sud-américain, et ce quelques jours après avoir présenté des accusations de trafic de drogue contre le président vénézuélien Nicolás Maduro.

Dans un communiqué officiel, l´Exécutif bolivarien a affirmé que Trump ‘prétend attaquer le Venezuela par des menaces et des infamies’, dans le but de détourner l’attention de la situation humanitaire aux États-Unis en raison de la conduite erratique des autorités face au Covid-19.

L’escalade militaire intervient quelques jours après que le secrétaire d’État nord-américain Mike Pompeo et le représentant spécial des États-Unis pour le Venezuela, Elliott Abrams, ont présenté une nouvelle stratégie pour imposer un changement de gouvernement à la nation bolivarienne.

L’administration Trump a proposé de mettre fin aux sanctions contre Caracas si le président vénézuélien Nicolas Maduro et le leader de l’opposition Juan Guaidó se retirent et permettent un gouvernement de transition.

L’initiative prévoit la tenue d’élections au cours des six à 12 prochains mois, élections auxquelles le président du gouvernement de transition ne pourrait pas se présenter.

Le chef de la diplomatie étasunienne a suggéré que si ces mesures étaient respectées, outre la validation internationale du prétendu vote, les sanctions contre le Venezuela seraient alors suspendues.

En réponse, le chancelier vénézuélien Jorge Arreaza a rejeté la proposition de Washington et souligné que les décisions au Venezuela sont prises à Caracas, au Palais de Miraflores (siège de l´Exécutif), en vertu de la Constitution vénézuélienne.

Pour sa part, le président cubain Miguel Diaz-Canel a condamné l’ingérence des États-Unis et a rejeté les personnages impériaux qui pensent encore que leur pays a le droit de concevoir et d’imposer des changements de gouvernement et de systèmes sociaux.

peo/mem/avr

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