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L’Espagne évite de soutenir le plan d’ingérence des États-Unis au Venezuela

Madrid, 3 avril (Prensa Latina) L’Espagne a évité hier de soutenir la nouvelle ingérence des États-Unis contre le Venezuela, qui cherche à imposer un changement de gouvernement dans ce pays sud-américain au détriment de la légitimité de son président Nicolas Maduro.

Dans un communiqué, le Gouvernement espagnol a déclaré avoir ‘examiné avec intérêt la proposition des États-Unis pour une transition démocratique au Venezuela’, mais a réaffirmé son soutien à une solution dans ce pays sans ingérence extérieure.

L’Exécutif de coalition du social-démocrate Pedro Sánchez a insisté sur son engagement pour ‘une solution négociée, conduite par les vénézuéliens eux-mêmes et qui permette une sortie de crise’ politique au Venezuela.

Il a rappelé que la position revendiquée par l’Espagne, conformément à ses partenaires de l’Union Européenne et du Groupe de contact international mené par le bloc, est la tenue d’élections présidentielles et législatives pleinement démocratiques.

C’est pourquoi l’Espagne a soutenu les négociations d’Oslo/Barbade l’année dernière et a insisté sur la reprise des efforts de négociation, note le communiqué de presse publié jeudi par le Ministère des Affaires Étrangères. Madrid appelle également tous les acteurs vénézuéliens et internationaux à s’engager véritablement dans une négociation qui permette de faire face comme il convient à la pandémie de Covid-19.

En outre, le Gouvernement exhorte les parties à s’abstenir de toute action susceptible de saper la confiance nécessaire au succès des négociations et réaffirme qu’il est prêt à accompagner activement ce processus de négociation.

Le communiqué de Madrid a été diffusé après que l’administration de Donald Trump ait proposé la fin des sanctions unilatérales contre Caracas si Maduro et le « leader » de l’opposition Juan Guaidó se retirent (de leur poste de président constitutionnel et de président autoproclamé) et permettent un gouvernement de transition.

Le chancelier vénézuélien Jorge Arreaza a rejeté cette proposition de Washington et souligné que les décisions au Venezuela sont prises à Caracas, au Palais de Miraflores (siège de l´Exécutif), en vertu de la Constitution bolivarienne.

peo/jcm/edu/gdc

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