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Critique d’acquittement de personnes ayant été condamnées pour répression lors de la dictature au Chili

Santiago du Chili, 13 avril (Prensa Latina) La Commission chilienne des droits de l’Homme (CChDH) a critiqué l’acquittement de huit personnes condamnées pour actes criminels et la réduction des peines à neuf autres accusés d’enlèvement et d’homicide sous la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990).

 

La veille, il a été connu que la huitième chambre de la Cour d’appel de Santiago a décidé d’acquitter les auteurs de crimes contre l’humanité de 17 personnes, les anciens militaires et policiers Pedro Espinoza, Rolf Wenderoth, Hermon Alfaro, Pedro Betterlich, Claudio Pacheco, Orlando Torrejón, Orlando Altamirano et Eusebio López.

En outre, elle a accordé une réduction de peine de trois à un an à Ricardo Lawrence, Jorge Andrade, Juan Morales, Ciro Torré, Sergio Escalona, Juvenal Piña, Jorge Díaz, Guerrero Gustavo et Gladys Calderón.

Ces condamnés peuvent maintenant bénéficier d’une mise sous surveillance et purger leur peine à leur domicile, alors que la Cour a rejeté les demandes concernant les 17 victimes de la dictature civile et militaire.

À cet égard, la CCHDH a indiqué sur son compte Twitter que ‘par cet arrêt, la Cour d’appel viole une fois de plus l’obligation internationale de l’État chilien d’établir la vérité et de rendre justice, en protégeant l’impunité des criminels contre l’humanité’.

De son côté, la famille de la journaliste Lorena Diaz Ramirez, l’une des victimes de ces condamnés, a considéré comme un jour noir pour les droits de l’Homme la décision de la Cour de justice de ‘laisser impunis 17 auteurs de violations des droits de l’Homme responsables de la disparition et du meurtre de 17 des membres de nos familles’.

Selon le site web du journal El Siglo, dans les milieux des droits de l’Homme et des juristes, cette situation est considérée comme un coup fourbe porté aux droits de l’Homme et signifie la consécration de l’impunité.

Le média ajoute que le Président Sebastián Piñera serait en train de préparer la grâce d’au moins six autres anciens agents en uniforme liés à des affaires de crimes contre l’humanité et de violations des droits de l’Homme détenus à la prison de Punta Peuco.

peo/acl/rc

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