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Cuba, seul pays à avoir un véritable internationalisme, affirme Noam Chomsky

Washington, 21 avril (Prensa Latina) Le seul pays qui ait fait preuve d’un véritable internationalisme a été Cuba, a déclaré le philosophe et linguiste étasunien Noam Chomsky en analysant les leçons de la pandémie du nouveau coronavirus présent aujourd’hui dans le monde.

 Dans une interview accordée à l’agence de presse EFE chez lui à Tucson, Arizona, l’intellectuel reconnu a rappelé que l’île ‘a toujours été sous l’étranglement économique des Etats-Unis et par miracle ils ont survécu pour continuer à montrer au monde ce qu’est l’internationalisme’.

Chomsky a ajouté que, cependant, ce genre de reconnaissance du pays caribéen ne peut pas être dit aux Etats-Unis « car ce qu´il faut faire c´est de les tenir responsables de violations des droits de l’Homme ».

‘En effet, les pires violations des droits de l’Homme ont lieu dans le sud-est de Cuba, à un endroit appelé Guantanamo que les États-Unis ont pris sous la menace d’une arme et refusent de restituer’, a-t-il déclaré en référence à la base navale de Washington dans cette province du pays caribéen, contre la volonté du peuple et du gouvernement de l’île.

Chomsky a fait référence à la plus grande des Antilles en manifestant que ce qui se passe au niveau international concernant la pandémie du coronavirus SARS-Cov-2 ‘est assez choquant’.

Il y a ce qu’on appelle l’Union Européenne. On entend le mot ‘union’. OK, regardez l’Allemagne, qui gère très bien la crise. En Italie, la crise est aiguë. Reçoivent-ils de l’aide de l’Allemagne? , a-t-il questionné lors de l’interview diffusée ce mardi.

« Heureusement, a-t-il soutenu, en Italie ils reçoivent de l’aide, mais d’une ‘superpuissance’ comme Cuba qui envoie médecins. Ou de la Chine, qui envoie du matériel et de l’aide. Mais ils ne reçoivent pas d’aide des pays riches de l’Union Européenne. Cela dit quelque chose ».

Pour le philosophe nord-américain, « la première grande leçon de la pandémie actuelle est que nous sommes face à un autre échec massif et colossal de la version néolibérale du capitalisme. Si l´on n’apprend pas ça, la prochaine fois que quelque chose comme ça arrive, ça va être pire ».

Il a également considéré que les États-Unis sont une catastrophe en raison du jeu qui se joue à Washington, où « ils savent comment blâmer tout le monde sauf eux-mêmes, même s’ils sont responsables ».

Le linguiste a qualifié de criminelle la décision du président Donald Trump de geler les fonds de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et a critiqué le fait qu’il présente des propositions budgétaires avec des coupes liées à la santé, une augmentation du financement de l’énergie fossile, et des dépenses militaires ou du mur frontalier.

peo/agp/mer

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