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Des députés français demandent au Congrès des États-Unis de lever le blocus contre Cuba

Paris, 23 avril (Prensa Latina) Des parlementaires français ont demandé hier à la Chambre des Représentants des États-Unis d’activer immédiatement le processus de levée du blocus contre Cuba, demande fondée sur l’injustice de cette mesure et sur la pandémie actuelle.

 Le Groupe d’amitié France-Cuba de l’Assemblée Nationale a envoyé une lettre à la présidente de la chambre basse du Congrès nord-américain, Nancy Pelosi, dans laquelle il considère que la fin du siège économique imposé à l’île depuis près de 60 ans faciliterait la protection de ses 11 millions d’habitants et rendrait un service à l’humanité.

La lettre signée par le député et président du groupe, François-Michel Lambert, rappelle les dommages causés par le blocus dans tous les secteurs au peuple de la plus grande des Antilles et la solidarité de ses professionnels de la santé avec d’autres pays, ratifiée en ces temps de pandémie de Covid-19.

Chaque année depuis 28 ans, l’Assemblée Générale de l’ONU vote presque à l’unanimité pour la cessation totale et définitive de cette politique contre Cuba, avec l’opposition des États-Unis, souligne-t-elle.

Cependant, les parlementaires français mettent en garde sur le fait que 2020 est marqué par le Covid-19, un mal terrible qui frappe sans distinction d’origines, de religions et de nationalités, et face auquel le blocus constitue un obstacle majeur à l’accès aux médicaments, équipements et matériels essentiels dans la lutte contre le coronavirus SARS-Cov-2.

Le maintenir est moralement et politiquement inacceptable, tout comme le recours aux sanctions en tant qu’instrument de politique étrangère pendant une période de pandémie, alors que devraient dominer l’esprit de coopération, le multilatéralisme et la solidarité, ont insisté les députés dans la lettre envoyée à Pelosi.

Concernant la conduite à attendre en ces temps de défi global, ils ont souligné la solidarité de l’île et les meilleures conditions qui existeraient pour son service à l’humanité si le siège de Washington était levé.

Depuis 1996, année de l’adoption de la loi Helms-Burton, l’agressivité économique, politique et financière de la Maison Blanche envers la plus grande des Antilles a été codifiée dans une norme juridique, ce qui demande l’action du Congrès pour l’éliminer.

Le Groupe d’amitié France-Cuba de l’Assemblée Nationale avait déjà adressé fin octobre dernier une lettre à la présidente de la Chambre des Représentants du Capitole pour l’exhorter à rejeter le blocus contre Cuba, à l’approche d’un nouveau vote à l’ONU sur la nécessité d’y mettre un terme.

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