lundi 22 avril 2024 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

L’ONU demande d’utiliser la récupération suite à la pandémie pour construire un avenir meilleur

Nations Unies, 28 avril (Prensa Latina) Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé aujourd’hui à mettre à profit les efforts de récupération suite à la pandémie de Covid-19 pour reconstruire un monde sûr, sain, inclusif et plus résilient.

 Comme il l’a exprimé dans un message vidéo pour le Dialogue Climatique de Petersberg, la pandémie de Covid-19 expose la fragilité des sociétés et des économies et révèle de profondes inégalités qui pèsent sur les Objectifs de Développement Durable (ODD).

Pendant que nous nous relevons, il nous faut reconstruire un monde meilleur pour les personnes et la santé de la planète, menacée par le changement climatique, a-t-il souligné.

Nous disposons des guides et des outils nécessaires : l’Accord de Paris sur le changement climatique et les ODD, et nous devons les suivre, a-t-il insisté.

Les gouvernements se sont déjà engagés à présenter, dans un an, de nouvelles contributions déterminées au niveau national et des stratégies à long terme pour atteindre zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050, a-t-il rappelé.

En ce sens, a ajouté le plus haut représentant de l’ONU, les principales économies, les pays du G-20, doivent montrer l’exemple.

Guterres a proposé des actions climatiques fondamentales pour reconstruire, comme investir dans des emplois verts, ne pas offrir de renflouements économiques aux industries polluantes et mettre fin aux subventions pour les combustibles fossiles.

Il faut travailler ensemble et tenir compte des risques climatiques dans toutes les décisions financières et politiques qui sont prises, nous ne pouvons laisser personne derrière nous, a-t-il souligné.

‘Comme le coronavirus, les gaz à effet de serre ne respectent pas de limites’, a-t-il manifesté.

L’isolement, dans le second cas, n’est pas une solution et aucun pays ne pourra réussir seul, a souligné le diplomate portugais.

C’est pourquoi il a appelé à un leadership mondial courageux, visionnaire et collaboratif pour faire face à la menace du changement climatique.

Nous devons prendre des mesures urgentes pour renforcer la résilience et réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5 degré, a souligné Guterres.

Bien que de nombreuses villes et entreprises prennent des mesures, il a noté que la volonté politique nécessaire fait encore défaut dans de nombreuses régions du monde.

‘C’est pourquoi je continue à plaider pour une ambition beaucoup plus grande en matière d’atténuation, d’adaptation et de financement’, a-t-il signalé.

Pour y parvenir, a-t-il dit, nous avons besoin d’un financement adéquat, à commencer par la mobilisation de 100 milliards de dollars par an promise pour les efforts d’atténuation et d’adaptation dans les pays en développement.

La semaine dernière, a-t-il rappelé, les membres les plus petits et les plus vulnérables de la famille internationale, les petites nations insulaires, se sont à nouveau engagés dans l’ambition climatique, y compris en pleine crise de Covid-19.

De l’avis du secrétaire général de l’ONU, la clé pour faire face à la crise climatique sont les grands émetteurs : il faut qu’ils s’engagent à la neutralité carbone d’ici 2050 car sans leur contribution, les efforts mondiaux risquent d’être condamnés.

Le Dialogue climatique de Petersberg se déroule les 27 et 28 avril par vidéoconférence, une nouvelle méthode adoptée en raison de la pandémie de Covid-19.

peo/agp/ifb

 

 

 

EN CONTINU
notes connexes