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Bolsonaro insulte et qualifie la presse brésilienne de canaille

Brasilia, 7 mai (Prensa Latina) Le président Jair Bolsonaro a qualifié lundi de canaille et de menteuse une certaine presse au Brésil en insinuant que par son ingérence le chef de la Police Fédérale (PF) de Rio de Janeiro a été destitué.

 ‘Dire canaille est un éloge pour Folha de Sao Paulo (quotidien local)’, a affirmé le mandataire d’extrême-droite avec un journal à la main en quittant le Palais de l’Alvorada (résidence présidentielle) dans cette capitale.

Bolsonaro a ainsi réagi à un article de Folha de Sao Paulo faisant état de la destitution du surintendant de la PF à Rio le jour même où le nouveau directeur de cette agence au niveau national, le délégué Ronaldo de Souza, a pris ses fonctions.

‘Tais-toi’, a ordonné le mandataire à un journaliste de lui poser une question.

‘Presse canaille, menteuse’, s’est exclamé l’ancien militaire avant de quitter la résidence officielle sous les applaudissements d’un petit groupe de partisans qui ont agressé verbalement des journalistes.

La veille, des politiciens et des juristes ont répudié les agressions de journalistes lors d’une manifestation ce dimanche pour demander la fermeture du Congrès et de la Cour suprême fédérale (STF) à Brasilia, et à laquelle Bolsonaro a de nouveau participé.

Des sympathisants du président se sont réunis devant le Palais du Planalto (siège de l´Exécutif) pour plaider également en faveur d’une ‘intervention militaire’ et critiquer l’ancien ministre de la Justice Sérgio Moro, qui a démissionné en aggravant la crise politique dans le pays.

Pendant la manifestation, l’équipe du journal O Estado de Sao Paulo a été frappée à coups de pied, de poing et de bousculade.

Il y a eu aussi des agressions et des injures contre des photographes et des reporters des quotidiens Folha de Sao Paulo et O Globo, ainsi que contre des communicateurs du site Internet Poder 360.

La juge Carmen Lucia, du STF, a qualifié d’inacceptable et d’inexplicable le fait que ‘nous ayons encore des citoyens sans comprendre le rôle de la presse professionnelle, qui assure que chacun d’entre nous puisse être libre’.

Ceux qui aiment la dictature aiment le silence, mais la démocratie est plurielle, elle est bruyante, elle apporte les bruits que la pluralité donne, a-t-elle souligné.

peo/ga/ocs

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