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Le peuple bolivien retrouvera la démocratie, assure Evo Morales

La Paz, 8 juin (Prensa Latina) L’ancien président Evo Morales a assuré aujourd’hui que le peuple bolivien retrouverait la démocratie, en se référant à une étude publiée dans le New York Times sur les élections du 20 octobre dernier, laquelle dément le rapport de l’OEA.

‘Une autre étude indépendante, qui s’ajoute à de nombreuses autres qui existent déjà, montre qu’il n’y a pas eu de fraude lors des élections du 20 octobre 2019 en Bolivia : le MAS-IPSP les a gagnées proprement. Le peuple connaît la tromperie, il est sage et saura retrouver la démocratie’, a exprimé Morales sur son compte Twitter depuis l’Argentine où il est réfugié.

Sous le titre ‘Une élection amère. Accusations de fraude. Et, maintenant, un réexamen’, le journal note qu’un examen approfondi des données des élections boliviennes suggère que l’analyse initiale de l’Organisation des États Américains (OEA) qui a mis en avant des doutes sur la fraude électorale -et a aidé à renverser un président- était défectueux.

Ces élections qui se sont déroulées le 20 octobre dernier, et qui ont abouti à leur annulation et à un coup d’État, ont été les plus disputées depuis des décennies, commente-t-il.

Maintenant, une étude de chercheurs indépendants, utilisant des données obtenues par le New York Times des autorités électorales de Bolivie, a découvert que l’analyse de l’OEA était déficiente, souligne le texte. L’économiste Francisco Rodriguez, Dorothy Kronick, experte en politique latino-américaine à l’Université de Pennsylvanie, et Nicolas Idrobo, doctorant à la même université et coauteur d’un livre sur les méthodes statistiques avancées, auteurs de l’étude, déclarent que leur analyse se concentre uniquement sur l’analyse statistique de l’OEA concernant les résultats du vote.

The New York Times rappelle que dans une tentative d’étouffer les protestations qui ont eu lieu lors de l’annonce de la victoire d’Evo Morales, le mandataire lui-même a appelé l’OEA à conduire un audit électoral inaliénable.

Le rapport de 100 pages qui en a résulté, publié en décembre, contient la preuve d’erreurs présumées, d’irrégularités et d´’une série d’opérations malveillantes’ destinées à altérer les résultats.

Il s’agit notamment de serveurs de données cachés, de documents électoraux falsifiés et de signatures falsifiées qui, selon l’organisation, ont rendu impossible la validation des résultats du scrutin, selon le rapport contesté.

L’OEA a trouvé des preuves de modification d’au moins 38 mille voix et Morales du Mouvement Vers le Socialisme (MAS-ISP) a proclamé sa victoire à une marge de 35 mille votes, précise le quotidien.

Dans son audit des élections, l’organisme régional a déclaré qu’il a trouvé une ‘tendance très improbable dans le dernier cinq pour cent du décompte’ qui avantageait Morales et le positionnait au-dessus du seuil d’une victoire absolue, sans un second tour.

Cependant, les auteurs de la nouvelle étude ont déclaré qu’ils n’avaient pas pu reproduire les conclusions de l’OEA en utilisant les techniques qu’elle a probablement employées.

Ils expliquent qu’un changement soudain de tendance n’est apparu qu’en excluant les résultats des cabines de vote traitées manuellement et avec des rapports tardifs.

En outre, les universitaires ont déclaré que l’organisation a utilisé une méthode statistique inappropriée qui a créé artificiellement l’apparence d’une rupture dans la tendance du vote.

Le quotidien nord-américain rappelle que ‘la chute de Morales a ouvert la voie à un gouvernement provisoire d’extrême droite, dirigé par Jeanine Áñez Chávez, qui n’a pas encore rempli son mandat de superviser de nouvelles élections’.

‘Le nouveau gouvernement a persécuté les partisans de l’ancien président, faisant taire la dissidence et œuvrant pour consolider son contrôle du pouvoir’, souligne-t-il.

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