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Pas de freins aux assassinats de leaders sociaux et d’ex-combattants en Colombie

Bogota, 18 juillet (Prensa Latina) Un total de 166 leaders sociaux et défenseurs des droits de l’Homme, ainsi que 36 signataires de l´Accord de Paix ont été assassinés de janvier dernier à ce jour en Colombie, rapporte un rapport de l´Institut d´Études pour le Développement et la Paix (Indepaz).

Le document précise que depuis la prise de possession du président Ivan Duque le 7 août 2018 jusqu’à jeudi 16 juillet, 573 leaders sociaux et défenseurs des droits humains ont été tués dans cette nation sud-américaine et que 13,96%  d´entre eux étaient des femmes.

Indepz précise que 85 % des homicides ont eu lieu dans 132 municipalités des départements de Cauca, Antioquia, Valle del Cauca, Norte de Santander, Nariño, Putumayo et Córdoba.

Il ajoute que depuis la signature de l’Accord de Paix en 2016, dans 681 cas d’homicides, les victimes appartenaient à des organisations paysannes, autochtones, afro-descendantes, environnementalistes et communales.

Les conflits agraires pour la terre, le territoire et les ressources naturelles représentent 70,13 pour cent des homicides, signale l´entité.

Elle précise que 95 personnes ont été tuées dans le cadre du Programme national intégral de substitution des cultures illicites (PNIS), plutôt dire dans le cadre de l’abus d’autorité lors d’opérations d’éradication forcée des cultures illicites.

Le rapport indique également que depuis la signature de l’accord de paix jusqu’au 21 février 2020, 16 anciens guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC-EP), en cours de réintégration, ont été portés disparus en Colombie.

Il considère que cette situation de plus en plus grave fait partie des conflits qui persistent depuis l´accord, de la paix inachevée et de l’inertie des guerres à la stigmatisation et des discours de haine.

En outre, la lenteur et les entraves à la mise en œuvre des programmes convenus, la recomposition de violences et de groupes armés, le nouveau désordre dans la chaîne du trafic de drogue et le rôle accru des mafias internationales sont également des facteurs entrainant la situation actuelle.

Indepaz formule une série de recommandations pour sortir de cette crise, parmi lesquelles le respect des accords de paix et la mise en œuvre participative des plans de développement à orientation territoriale.

peo/mem/otf

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