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L’argent volé au Venezuela délégué à des entreprises dans un paradis fiscal

Par Wiliam Urquijo Pascual 

Caracas, 20 juillet (Prensa Latina) Les Etats-Unis et la faction d’opposition dirigée par le président autoproclamé en charge du pays Juan Guaidó recourent aujourd’hui à des entreprises dans un paradis fiscal pour gérer les actifs escamotés au Venezuela, a indiqué une source spécialisée.

Selon un rapport publié sur le portail d´investigation et d’analyse Mision Verdad (Mission Vérité), la politique de spoliation du patrimoine public vénézuélien, orchestrée par Washington et dissimulée sous l’apparence légitime du prétendu gouvernement de Guaidó, acquiert désormais une forme en apparence légale par voie de sous-traitance.

Dans un nouvel acte dénué de légitimité, les parlementaires de l’Assemblée Nationale (inhabilitée depuis 2016) proches de Guaido ont accepté l’approbation d’un processus d´engagement de deux sociétés enregistrées sur le territoire des États-Unis pour la gestion des fonds dits « récupérés » par le prétendu « Exécutif de transition ».

Selon la publication, la source de financement serait de 80 millions de dollars de l’État vénézuélien déposés sur les comptes de la Citibank, une fraction des 342 millions de dollars transférés par le gouvernement étasunien à la Réserve Fédérale.

Ces ressources, destinées au dénommé Fonds de libération nationale créé par Guaidó seraient gérées par les sociétés BRV Disbursement Co. et BRV Administrator Co., enregistrées aux États-Unis en tant que sociétés privées, qui tireraient un bénéfice millionnaire de ces services.

Le site d´investigation vénézuélien La Tabla, a révélé que ces entités ont été récemment enregistrées dans le Delaware, un sanctuaire fiscal reconnu et du blanchiment international de capitaux sur le territoire nord-américain.

Selon La Tabla, ces entreprises n’ont eu besoin pour leur enregistrement que de nommer un administrateur ou un agent autorisé représentant les dirigeants afin de garantir l’anonymat absolu.

À cet égard, Mision Verdad a mis en garde contre le fait que cet événement crée un précédent d’utilisation discrétionnaire et déléguée de sociétés de capitaux privés dans la gestion des biens spoliés au Venezuela, et que cela prouve donc l’inexistence juridique du prétendu gouvernement provisoire, dépourvu de structure financière.

La spoliation des avoirs de l’État bolivarien passe alors par la délégation de ressources à deux instances : la première, le gouvernement fictif de Juan Guaidó, et la seconde, la privatisation de la gestion de ces fonds par les entreprises susmentionnées, dans les deux cas en dehors du contrôle exercé par les organes de contrôle au Venezuela.

La source spécialisée a en outre souligné que cette gestion dolosive et non réglementée des ressources ouvre également des possibilités de financement d’activités terroristes dans la nation sud-américaine, comme l’incursion mercenaire avortée du 3 mai dernier sur plusieurs flancs des côtes vénézuéliennes.

« Tout cela semble donner forme à une modalité sophistiquée de spoliation des biens financiers nationaux, à destination d’un bouillon de corruption », a assuré le rapport de Mision Verdad.

Depuis le soutien apporté par l’administration de Donald Trump depuis le 23 janvier 2019 au prétendu gouvernement parallèle dirigé par Juan Guaidó, le blocage des comptes et les spoliations d’avoirs ont causé de graves préjudices à l’État et au peuple vénézuéliens.

Le vaste dossier de la politique d’asphyxie économique contre le Venezuela a inclus, entre autres épisodes, l’appropriation illégale de la corporation Citgo, filiale de la compagnie étatique Petróleos de Venezuela sur le territoire des États-Unis, ce qui coûterait au pays 11 milliards de dollars de pertes de dividendes gelés, selon les estimations.

Le cas de la Novo Banco de Portugal a également gagné en notoriété, avec plus de 700 millions de dollars bloqués en 2019 alors que ces fonds étaient destinés à l’achat de médicaments, de nourriture, de vaccins, d’intrants industriels, de semences et d’engrais.

Une situation similaire s’est produite à la suite de la récente décision d’un tribunal britannique de première instance d’ignorer le droit et la propriété du Venezuela sur 31 tonnes d’or de ses réserves internationales déposées auprès de la Banque d’Angleterre, équivalent à un milliard de dollars destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Sous l’autorité fictive du gouvernement provisoire illégitime, des centaines de millions de dollars supplémentaires ont été volés au Venezuela au cours des derniers mois pour financer des opérations terroristes, des tentatives d´assassinat et de faux programmes d’aide humanitaire, selon les preuves fournies par les autorités bolivariennes.

peo/mem/Wup

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