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Une célèbre styliste britannique exige justice pour Assange

Londres, 21 juillet (Prensa Latina) La styliste britannique Vivienne Westwood a présenté aujourd’hui une performance spectaculaire devant la Cour où le procès d’extradition de Julian Assange reprendra en septembre prochain pour exiger la libération du fondateur de Wikileaks.

Vêtue d’un costume jaune, la dénommée marraine du punk et de la Nouvelle Vague s´est introduite dans une énorme cage qui a ensuite été suspendue à plus de deux mètres du sol juste devant les portes du tribunal d’Old Bailey.

« Je suis Julian Assange. Je suis le canari dans la cage », a expliqué Westwood, en référence à la méthode utilisée autrefois par les mineurs pour détecter la présence de monoxyde de carbone dans les mines de charbon.

Rappelant que la mort du canari était un signal pour que les travailleurs s’éloignent, l’activiste a affirmé qu’Assange ‘est déjà à moitié empoisonné par la corruption de la loi et du jeu que font les gouvernements avec le système légal, et pour ne pas prendre le soleil’.

« Je siffle encore, mais sept milliards de personnes ne savent pas ce qui se passe », a ajouté Westwood, qui, après être descendue de la cage, a assuré à la presse que le cas du fondateur de Wikileaks est une conspiration pour l’utiliser comme exemple, et signaler à tous les journalistes qu’ils ne doivent jamais révéler la vérité sur les États-Unis.

Assange a été arrêté par Scotland Yard le 11 avril 2019 à l’ambassade d’Équateur à Londres, après que le gouvernement équatorien lui ait retiré l’asile politique qu’il lui avait accordé sept ans auparavant.

Après avoir été condamné à 50 semaines de prison pour avoir violé une caution accordée en 2012 par la justice britannique, dans le cadre d’une accusation de délits sexuels présumés qui a ensuite été rejetée par la Suède, la juge Vanessa Baraitser a décidé qu’Assange devait attendre en prison le verdict concernant un ordre d’extradition présenté par les États-Unis.

S’il est remis à la justice étasunienne, qui veut le juger pour avoir diffusé à travers Wikileaks des milliers de documents secrets de la diplomatie et de l’armée nord-américaines, Assange pourrait être condamné à 175 ans de prison, à partir des 18 chefs d’accusation retenus contre lui et allant de conspiration en vue de pratiquer l´espionnage au piratage informatique.

Le procès d’extradition a commencé en février dernier mais a été suspendu en raison de la pandémie de Covid-19, et sa reprise est prévue pour le 7 septembre prochain au tribunal d’Old Bailey.

peo/mem/nm

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