jeudi 25 avril 2024 |
Prensa Latina - Qui sommes nous

| Contacter avec Prensa Latina

Agence d'information Latino-américaine
Édition française
Search
Close this search box.

Ministre du Panama : sauver des vies va au-delà de la politique et de l’idéologie

Panama, 17 août (Prensa Latina) La ministre conseillère de la Santé du Panama, Eyra Ruiz, a déclaré aujourd’hui que lorsqu’il s’agit de sauver des vies, la politique et l’idéologie doivent être mises de côté.

Cette affirmation a été faite lors d’une émission d’opinion de la chaîne nationale Telemetro, dans laquelle elle a affirmé que le recrutement de médecins spécialistes étrangers pour lutter contre le Covid-19 au Panama est un sujet qui suscite des débats et des passions, mais qu´en fin de compte, ce qui doit prévaloir, c’est la santé du peuple panaméen et la sécurité du patient.

« Si les médecins cubains sont allés en Italie et ont été honorés pour l’attention qu’ils ont donnée, nous ne sommes pas qui pour juger ces choses et je comprends que dans d’autres pays, que je ne nommerai pas par respect, d’autres questions géopolitiques et idéologiques sont en train de se jouer », a-t-elle estimé quant à la méfiance que suscite ici chez certains professionnels du secteur le recrutement éventuel de ces médecins.

À ce sujet, le sociologue Danilo Toro a rappelé que lors de la crise de l´Ebola en Afrique en 2014, le président des États-Unis de l’époque, Barack Obama, dans un discours avant d’établir des relations diplomatiques avec Cuba, avait salué la participation des médecins cubains à ce combat.

« Nous privilégions le talent national et nos médecins, mais nous avons besoin que ces sociétés (de spécialistes) nous disent où nous allons trouver le personnel spécialisé dont nous avons besoin, si nous ne l’avons pas au Panama. Nous voulons ouvrir les blocs économiques, que les gens retournent à leur travail, nous devons relever le pays à partir des services que nous fournissons, mais comment le faire sans ressources humaines », a questionné Ruiz.

Elle a rappelé que le ministre de la Santé, Luis Francisco Sucre, a récemment demandé le soutien de 11 nations avec des spécialistes et qu´une seule a répondu parce que les autres essayent aussi de sauver la vie de leurs ressortissants.

« Je souhaite que nos médecins du secteur privé soient solidaires et s’associent à l’effort institutionnel, car de cette façon, nous n’aurions pas à chercher ailleurs », a assuré la médecin, soulignant qu´aucun professionnel de santé n’entrera au Panama sans passer par le filtre du collège médical qui vérifiera les qualifications du spécialiste engagé.

Elle a indiqué qu’une résolution avait été élaborée pour permettre aux médecins travaillant dans les hôpitaux et les cliniques privées de travailler en équipe dans les établissements publics et qu’à ce jour, aucun médecin n’avait répondu à cet appel.

Puis elle a ajouté : « Le code sanitaire et la loi de la République prévoient que le Ministère de la Santé (Minsa) doit lancer des appels publics, donc nous en avons fait deux au lieu d’un seul comme le prévoient les documents, et nous avons demandé 50 spécialistes mais seulement trois se sont présentés (deux anesthésistes et un de médecine interne) ».

Une fois cette étape terminée, la convocation a été étendue aux médecins étrangers résidant dans le pays et seulement trois Vénézuéliens ont répondu, mais ils n’ont pas accepté de fournir leurs services dans les zones où le Minsa avait besoin d’eux, a-t-elle indiqué.

peo/jcm/npg

EN CONTINU
notes connexes