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Fortes critiques au Chili suite à un hommage à une figure de la dictature

Santiago du Chili, 20 août (Prensa Latina) La décision de baptiser l’Académie de Sciences Policières du nom de l’un des membres de la dictature militaire a généré, notamment dans les milieux politiques, de dures critiques à l´encontre du gouvernement et des carabiniers.

Le chef des carabiniers, le général Mario Rozas, a signé l’ordre de donner à cette école le nom de Rodolfo Stange, qui a été le dernier directeur général de ce corps de police à l’époque de la dictature, mais qui, selon les autorités, a été ‘un personnage important dans l’histoire institutionnelle’.

Une telle décision a ravivé les critiques envers le général Rozas, au point que le sénateur indépendant Alejandro Guillier a demandé au président Sebastián Piñera d’exiger la démission du haut officier.

Guillier a estimé qu’il était inacceptable que Stange, membre de la junte gouvernementale d’une dictature qui a systématiquement violé les droits de l’Homme au Chili, soit honoré en démocratie.

La députée communiste Carmen Hertz, une militante des droits de l’Homme reconnue, a déclaré avec indignation sur son compte Twitter que cette décision était une provocation et s’est demandé si les dirigeants au pouvoir ont oublié que Stange était un ‘complice du génocide’.

Dans le même temps, le député socialiste Leonardo Soto a estimé ‘incompréhensible la déconnexion de la réalité que révèle cette décision du général directeur Mario Rozas’, en prétendant baptiser une école qui formera des générations de carabiniers au nom d’un homme responsable de disparitions, de meurtres et de tortures.

Le député d’opposition Gabriel Boric a pour sa part déclaré avoir demandé au sous-secrétaire de l’Intérieur, Juan Francisco Galli, de revenir sur la décision de nommer l’Académie du nom de Stange, car il n’est pas acceptable que des institutions publiques rendent hommage à des criminels.

Comme l’a indiqué Radio Cooperativa, Paulina Vodanovic, présidente de la Commission des droits de l’Homme de l’Ordre des avocats, a estimé qu’il n’était pas acceptable que les carabiniers, l’institution qui, sous la dictature, a commis le plus de violations des droits de l’Homme et n’a jamais demandé pardon, rende maintenant hommage à Stange.

Elle a rappelé que le haut fonctionnaire avait couvert les assassins de trois militants communistes dans l´affaire bien connue des ‘Degollados’, lors des dernières années de la dictature, et a souligné qu’il s’agissait d’un affront à leurs familles, aux victimes et à l’ensemble du Chili.

peo/jf/rc

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