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La Bolivie vit une autre page infâme de son histoire, assure une étude en Argentine

Buenos Aires, 1er septembre (Prensa Latina) Le Centro de Estudios Humanistas de Córdoba (Centre d´Études Humanistes de Cordoba, en Argentine) a diffusé dimanche une vaste étude sur le processus de changement entrepris par l’ancien président Evo Morales et a estimé que la Bolivie actuelle vit une autre page infâme de son histoire.

Dans son analyse, qui met l’accent sur tous les processus de transformation menés par l’ancien mandataire, victime d’un coup d’État en novembre 2019, le Centre expose la dimension politique, sociale et culturelle de la période 2006-2019 dans ce pays frère et présente une série de propositions pour l’avenir.

‘La Bolivie vit à nouveau une page infâme de son histoire. Comme par le passé, un président constitutionnel a été contraint de démissionner par un coup d’État. Cependant, cet événement est différent des autres. Evo était le premier président d’origine paysanne indigène depuis l’indépendance du joug colonial espagnol’, précise le rapport.

Élaborée par un groupe de spécialistes du Centre, en collaboration avec deux boliviens exilés en raison de la persécution du gouvernement putschiste dirigé par Jeanine Áñez, l’étude se concentre sur les forces et les faiblesses du processus de changement et les éléments possibles de rénovation pour un nouveau cycle.

Ce processus dirigé par Morales a été le meilleur gouvernement de la Bolivie depuis l’indépendance, répondant économiquement, socialement et culturellement aux besoins et aux demandes des secteurs défavorisés, estime l’analyse.

‘Il a conquis de grandes revendications et récupéré la politique et la souveraineté économique détériorée par la profonde corruption naturalisée par une droite qui a eu le contrôle du pays pendant des décennies’, signale le document, en soulignant l’insertion sociale et politique de la majorité de la population qui était marginalisée avant l’arrivée d’Evo à la présidence.

Après avoir fait le tour de toutes les réalisations, y compris sur le plan international, le document présente une série de propositions pour l’avenir de la Bolivie, notamment la nécessité de réaliser une nouvelle révolution économique, sociale et culturelle décisive, en incarnant un approfondissement qui dépasse le premier cycle du processus précédent.

Il souligne également la nécessité d’un renouveau générationnel qui adopte la nouvelle sensibilité de l’époque dans son discours et son action, générant une pleine égalité pour les femmes et renforçant l’esprit d’autonomie en favorisant les municipalités et les organisations territoriales au détriment d’un État centraliste dont le rôle serait de coordination.

peo/car/may

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