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Bolivie : rétablir la démocratie

Par Laura Bécquer

Bolivie, 14 sep (Prensa Latina) La campagne électorale du 18 octobre prochain a débuté en Bolivie dans un scénario inédit en raison de la pandémie de la Covid-19 et de la persécution judiciaire contre l’ancien président Evo Morales (2006-2019).

Les candidats du Mouvement Vers le Socialisme (MAS), Luis Arce et David Choquehuanca, sont en tête des intentions de vote avec 26,2%, suivis par l’ancien président Carlos Mesa (2003-2005) et Jeanine Áñez (à la tête du gouvernement de facto imposé après le coup d’État contre Morales en novembre 2019). Ces deux derniers candidats sont respectivement crédités de 17 et 10 pour cent des intentions de vote, selon une enquête récente de la société Ciesmori.

Le rétablissement de la démocratie et la stabilisation économique, sociale et politique du pays sont les principaux objectifs du binôme présidentiel du MAS.

Lors de la présentation de la campagne, les deux anciens ministres de Morales ont envoyé un message d’unité aux Boliviens.

L’analyste politique du Centre Stratégique Latino-Américain de Géopolitique (Celag) Yair Cybel a déclaré à l´hebdomadaire Orbe que la force électorale du MAS est incontestable, tout comme sa possibilité d´obtenir le plus de voix.

Mais la tâche n’est pas simple, car le MAS doit montrer aux Boliviens que le modèle proposé par le processus social lancé en 2006 est la solution aux problèmes.

Le communicateur argentin a précisément insisté sur le fait que la question économique serait au centre de la course à la présidence.

La crise économique a dépassé toutes les limites en Bolivie, avec l’augmentation conséquente de près de deux millions de pauvres, a indiqué Cybel.

Luis Arce, qui a été Ministre de l’Economie pendant la majeure partie de la gestion de Morales, possède un avantage comparatif face au reste des candidats parce qu’il a démontré sa capacité à impulser le modèle économique qui a été un succès, et y compris reconnu par des organismes internationaux, a-t-il souligné.

Sur le panorama actuel et les possibilités du MAS de revenir au pouvoir, le chroniqueur du journal numérique El Grito del Sur a estimé que gagner au premier tour dépendra notamment de la façon dont se comporte le suffrage dans les différentes options conservatrices et néolibérales.

La loi électorale en vigueur stipule que pour l´emporter au premier tour, le candidat doit obtenir 50% des bulletins valides ou un minimum de 40% avec une différence de 10 pour cent par rapport au second candidat ayant obtenu le plus de votes.

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