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Les révélations de Wikileaks n´ont mis personne en danger, selon deux témoins

Londres, 17 septembre (Prensa Latina) Les deux témoins présentés hier par la défense lors du procès d’extradition de Julian Assange ont tous deux nié que les révélations faites par Wikileaks aient mis en danger la vie de personnes, comme l’affirment les États-Unis.

Le journaliste étasunien John Goetz, qui a supervisé la publication des fuites alors qu’il travaillait pour le quotidien allemand Der Spielger, a affirmé, par exemple, qu’Assange avait particulièrement insisté pour qu’aucun matériel non édité ne soit révélé.

Une partie de l’accord avec Wikileaks était qu’Assange insisterait toujours pour que l’information et les communications soient manipulées en toute sécurité, a affirmé Goetz en témoignant par vidéoconférence devant le tribunal londonien chargé de statuer sur l’extradition du journaliste australien.

Bien que le Département de la Justice nord-américain ait présenté 17 chefs d´accusation pour espionnage et un pour piratage informatique contre le cyber-activiste, les procureurs affirment qu’ils ne veulent pas le juger pour la publication de milliers de fichiers secrets de la diplomatie et de l’armée nord-américaines, mais pour avoir mis en danger la vie de personnes dont les noms sont mentionnés dans les rapports.

Goetz a cependant nié ces affirmations et a affirmé que lorsque d’autres médias ont publié l’information pour la première fois le 25 juillet 2010, Wikileaks a retardé la remise de 15.000 documents, dans le cadre de ce qu’Assange a appelé le ‘processus de minimisation des dommages’.

Selon le témoin, il n’y a aucune raison de croire que le journaliste australien, qui risque d’être condamné à 175 ans de prison s’il est extradé vers les États-Unis, ait publié des informations sachant qu’elles pourraient nuire à autrui.

Lors de la séance de l’après-midi, l’équipe juridique du fondateur de Wikileaks a appelé Daniel Ellsberg, la personne qui a divulgué à la presse une étude secrète du gouvernement nord-américain sur la guerre du Vietnam en 1971.

Celui qui a révélé les dénommés Papiers du Pentagone, et qui, comme Assange, a été accusé d’espionnage, mais n’a pas pu être condamné pour des erreurs commises par l’accusation au cours du procès, a comparé son cas avec celui du journaliste australien, alors que les deux ont aidé, a-t-il déclaré, à prendre conscience des illégalités et des crimes commis par les militaires nord-américains.

Ellsberg a également souligné qu’il n’y a aucune preuve que les documents publiés par Wikileaks aient provoqué la mort de quelqu’un.

Assange, qui est gardé isolé derrière dans un box en verre au fond de la salle, a interrompu le procureur qui interrogeait le témoin, mais ses propos ont été inaudibles pour les journalistes qui suivent le procès à distance de manière virtuelle.

Ce qui a été entendu, c’est la réprimande de la juge Vanessa Baraitser, qui l’a sommé de garder le silence, ou elle serait obligée de le retirer de la cour.

Le procès d’extradition, qui a repris le 7 septembre au tribunal londonien d’Old Bailey, après un retard de plusieurs mois dû à la pandémie de Covid-19, pourrait durer jusqu’à la fin du mois, et il est fort probable que la partie perdante fera appel du verdict.

peo/rc/nm

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