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Trump aurait offert son pardon à Assange en échange de sources de Wikileaks

Londres, 22 septembre (Prensa Latina) Un politicien proche du président étasunien Donald Trump aurait offert une grâce à Julian Assange en 2017 en échange de la divulgation de la source qui a filtré les courriels du Comité National Démocrate, a affirmé vendredi dernier une avocate du fondateur de Wikileaks.

Cette déclaration a été faite par l’avocate australienne Jennifer Robinson, qui s’est présentée vendredi en tant que témoin devant la Cour de Londres qui statue sur l’extradition d’Assange aux États-Unis.

Selon le témoignage de Robinson, elle a assisté à une réunion qui a eu lieu en août 2017 au sein de l’ambassade d’Équateur dans cette capitale entre le journaliste australien ; la républicaine Dana Rohrabacher alors membre du Congrès ; et Charles Johnson, un allié de Trump.

Lors de cette rencontre, a raconté le témoin, les deux visiteurs ont signalé qu´ils avaient l’approbation de Trump pour lui offrir un accord, et qu’ils avaient prévu de rencontrer le président nord-américain une fois qu’ils seraient rentrés à Washington.

La proposition présentée par Rohrabacher était qu’Assange désigne la source des fuites survenues lors des élections de 2016 en échange d’une forme de pardon, de garantie ou d’accord qui bénéficierait au président Trump sur le plan politique et éviterait une accusation et l’extradition du journaliste, a détaillé Robinson.

La prétendue offre de pardon a été évoquée pour la première fois en février dernier lors d’une audience administrative sur l’affaire contre le fondateur de Wilileaks, mais à ce moment-là l’ancienne membre du Congrès nord-américain a nié l’avoir fait sur instructions du président des États-Unis, alors que la Maison Blanche la qualifiait de mensonge total.

Des messages privés entre dirigeants du Comité National Démocrate révélant que la direction du parti avait tenté de favoriser la candidate Hillary Clinton, face à son rival Bernie Sanders pour la nomination du candidat présidentiel du parti, ont été divulgués quelques mois avant les élections présidentielles de novembre 2016 aux États-Unis.

Selon le procureur indépendant Robert Mueller, la fuite aurait été le fait de pirates informatiques russes pour favoriser Trump.

Dans des déclarations à la presse à l’extérieur du tribunal londonien, l’actuel rédacteur en chef de Wikileaks, Kristin Hrafnsson, a confirmé le témoignage de Robinson, affirmant qu’il démontrait la nature politique du procès contre Assange.

Après le rejet de l’offre, nous avons vu, bien sûr, comment les efforts du gouvernement nord-américain pour traquer Assange se sont intensifiés, et le résultat est que nous sommes présents devant ce tribunal pour lutter contre son extradition, a assuré le journaliste islandais.

Assange est réclamé par les États-Unis pour avoir publié sur Wikileaks des centaines de milliers de documents secrets de la diplomatie et de l’armée nord-américaines.

S’il était extradé, le journaliste australien pourrait être condamné à 175 ans de prison pour les 18 chefs d’accusation retenus contre lui, qui vont de l’entente en vue de commettre un espionnage au piratage informatique.

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