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Le Venezuela conteste la position de l’Union Européenne concernant les prochaines élections dans ce pays

Par Wiliam Urquijo Pascual

Caracas, 2 octobre (Prensa Latina) Les porte-parole des principales forces politiques du Venezuela s’accordent aujourd’hui à remettre en question la position d’ingérence de l’Union Européenne face aux élections législatives du 6 décembre dans la nation sud-américaine.

L’exécutif bolivarien a rejeté la veille la décision du bloc communautaire d’exiger le report des élections pour une période de six mois, comme condition pour désigner une mission d’accompagnement et d’observation électorale.

Dans un communiqué publié par la Chancellerie, l’État vénézuélien a critiqué la position partiale du Service européen pour l’action extérieure quant aux conditions et garanties existant dans le pays pour le renouvellement de l’Assemblée Nationale (Parlement unicaméral).

‘Face à l’invitation (…) à se joindre au processus d’observation, il est regrettable que l’Union Européenne réponde par un cahier des charges avec la prétention de méconnaître même des mandats constitutionnels limitatifs’, a déclaré le gouvernement du Venezuela.

Le large soutien apporté lors de la récente visite de fonctionnaires du Service européen pour l’action extérieure en vue de la réalisation d’un agenda de haut niveau avec des institutions et divers acteurs politiques a été un signe de la volonté de dialogue du président Nicolas Maduro, a-t-il ajouté.

Les autorités vénézuéliennes ont ratifié la tenue des élections législatives le 6 décembre prochain et ont réitéré leur rejet de toute ingérence ou tentative de tutelle extérieure.

Au sein de l’opposition, le président du parti Solutions pour le Venezuela, Claudio Fermín, a réitéré son soutien à la tenue du processus électoral à la date convenue par le Conseil National Electoral (CNE).

Dans des déclarations à Union Radio, le dirigeant politique a souligné l’existence des garanties nécessaires pour que les électeurs puissent exprimer leur opinion par le biais des urnes.

Il a en outre rejeté la vision biaisée de certaines organisations multinationales sur la situation du pays, en référence à la position prise par l’Union Européenne.

Pour sa part, le président du parti Espoir pour le changement, Javier Bertucci, a remis en question le fait que les fonctionnaires du Service européen pour l’action extérieure aient exclu de rencontrer les organisations politiques de l’opposition inscrites pour participer aux élections.

Outre le dialogue avec les représentants de l’exécutif, la délégation européenne n’a tenu que des réunions avec des membres de l’opposition pro-abstentionniste, a dénoncé l’ancien candidat présidentiel.

À l’invitation formelle de l’État vénézuélien à désigner une mission d’accompagnement, afin de vérifier la transparence des élections, l’Union Européenne a souligné la nécessité d’un délai d’au moins six mois pour la mise en place de l’équipe d’observation électorale.

Selon le politologue Daniel Santolo, le problème auquel est confronté le bloc communautaire relève d’un fond politique et non technique.

À cet égard, l’expert a assuré que l’organisme européen dispose des outils techniques pour accompagner le processus s’il le souhaite, mais ‘ils ont cherché des milliers d’excuses’ pour décliner l’invitation, a-t-il souligné.

La garantie d’un processus transparent sera assurée par la participation des citoyens, a ajouté le spécialiste des questions électorales.

À plusieurs reprises, les autorités gouvernementales, les autorités électorales et diverses organisations politiques du pays ont souligné leur volonté de garder les portes ouvertes aux missions d’observation pour vérifier la transparence du processus, face à des pressions internes et externes pour retarder ou suspendre l’exercice démocratique.

Le renouvellement du Conseil National Électoral et la convocation aux urnes pour l’élection d’un nouveau Parlement ont fait partie des accords émanant de la Table de dialogue nationale installée en septembre 2019 avec la participation du gouvernement bolivarien et de plusieurs partis opposition.

Plus de 20 millions 700 mille vénézuéliens sont appelés à participer au suffrage de décembre, dans un processus marqué par la candidature de 14 mille personnes représentant plus de 100 organisations politiques.

peo/mem/Wup

 
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