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Sélectivité et manipulation politique prolifèrent au Conseil des Droits de l´Homme

Genève, 5 octobre (Prensa Latina) La 45e session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU entre aujourd’hui dans sa dernière ligne droite dans un contexte de préoccupations et de critiques face à l’utilisation sélective et politisée de ce sujet sensible.

Le fantôme du discrédit rôde à nouveau autour de l’organe de 47 États membres, celui-là même qui, en 2006, en a fini avec sa prédécesseure, la Commission des Droits de l’Homme, utilisée par des puissances occidentales pour agresser ou dénigrer des pays souverains prêts à défendre leur propre voie, une plainte qui a une fois de plus été écoutée ici.

Des rapports, des commissions d’enquête, des groupes de travail et des organisations non gouvernementales ont une fois de plus été des instruments d’attaque contre le Venezuela, la Syrie, l’Iran, le Belarus, Cuba, le Nicaragua, la Russie et la Chine lors des sessions qui ont débuté le 14 septembre et qui se termineront mercredi par les décisions et conclusions du forum.

Comme chaque année dans cette ville suisse, Cuba a élevé la voix en faveur de la coopération et du dialogue face à la sélectivité et à la manipulation, afin de sauver un organe important du système des Nations Unies qui devrait se caractériser par le multilatéralisme et la solidarité.

‘Le système des droits de l’Homme est dans une profonde crise financière, empêchons-le de tomber, en outre, dans une crise insurmontable de légitimité et de crédibilité’, a alerté lors de l’un des débats la diplomate cubaine Lisandra Astiasarán.

Selon la représentante de l’île, la menace émane de positions qui favorisent des liens artificiels avec le volet sécuritaire et des programmes d’ingérence, en dehors du mandat de l’autorité et du statut du Conseil des Droits de l’Homme.

Certains pays encouragent la solidarité, mais d’autres augmentent les mesures coercitives unilatérales, les agressions et les menaces de toutes sortes qui constituent des violations flagrantes des droits de l’Homme de peuples entiers, a-t-elle souligné.

Astiasarán a rejeté le fait que, tandis que certains défendent le système des droits de l’Homme comme un véritable espace de dialogue et de coopération, d’autres l’utilisent à leur convenance comme une arme politique contre des tiers, y compris pour promouvoir ouvertement la déstabilisation et le changement de régime.

Le Venezuela a également utilisé ces jours-ci la tribune du Conseil pour exiger la cessation des mensonges et de l’utilisation d’une prétendue mission de vérification pour l’agresser, et qui joue le jeu de l’ingérence nord-américaine.

L’ambassadeur Jorge Valero a rejeté le rapport présenté par la Mission internationale indépendante d’établissement des faits au Venezuela, qu’il a qualifié de fantôme et d’appartenance au Groupe de Lima, une initiative visant à attaquer la Révolution bolivarienne.

Selon le diplomate, le Conseil a deux voies, celle du maintien de la présence d’un Haut-Commissariat reconnu pour sa coopération ou celle du maintien de la mission du Groupe de Lima, qu’il a accusé d’agir en accord avec les plans interventionnistes du président Donald Trump.

À cet égard, il a rappelé que l’organe de 47 membres avait pour mandat d’assurer l’objectivité, l’universalité et la non-sélectivité dans le traitement des droits de l’Homme.

Pour leur part, les représentants de la Syrie et de l’Iran ont rejeté le fait que ceux-là mêmes qui prétendent avoir des préoccupations en matière de droits de l’Homme encouragent des guerres et des actes de terrorisme économique comme ceux auxquels est confronté le peuple syrien depuis 2011.

peo/jf/wmr

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