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Des juristes demandent que la participation politique soit garantie en Équateur

Quito, 12 octobre (Prensa Latina) Des juristes et des universitaires d’Amérique Latine et d’Europe ont appelé aujourd’hui les autorités électorales de l’Équateur et la communauté internationale à garantir le droit de participation politique en vue des élections générales de 2021.

Cet appel, face à ce qu’ils ont considéré comme une nouvelle menace pour les valeurs et la coexistence démocratique en raison de décisions visant à interdire le mouvement progressiste Révolution Citoyenne, a été repris dans une lettre ouverte remise au Tribunal Contentieux Électoral (TCE) par le Conseil latino-américain pour la justice et la démocratie (Clajud).

‘Il est alarmant de constater le blocage judiciaire et électoral de ce groupe politique, dirigé par Rafael Correa, qui a été illégalement privé de son mouvement originel Alianza PAIS au cours des trois dernières années, et a été empêché d’enregistrer un nouveau mouvement. Et aujourd’hui on prétend l’empêcher de participer à l’élection présidentielle de février 2021’, ont-ils souligné.

À cet égard, ils ont ajouté que les fonctions judiciaires et électorales avaient eu recours à des subterfuges et à des interprétations réglementaires expansives contraires aux droits et principes fondamentaux de la participation politique et de la démocratie.

Ils ont également mentionné l’existence de persécutions contre cette force politique, rayée de la Liste des organisations, mais enregistrée pour les élections par le Parti Centre Démocratique avec le binôme Andrés Arauz-Rafael Correa, qui a dû changer l’option de vice-président après la ratification de la condamnation contra Correa dans l’affaire Sobornos, alors remplacé par Carlos Rabascall.

‘Cela a servi le véritable objectif qui était derrière les poursuites judiciaires engagées contre l’ancien président Correa : suspendre ses droits politiques et bloquer sa participation directe à la course électorale de février 2021’, estiment-ils.

Dans ce contexte, ils ont en outre appelé les organismes d’observation, de surveillance et de contrôle électoral, ainsi que la communauté internationale à être vigilantes face au paysage juridique et électoral de l’Équateur.

La lettre a été signée par des professeurs de droit constitutionnel et des magistrats de pays comme l’Argentine, l’Espagne, le Brésil, la Colombie ou encore l’Italie.

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