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Le Chili dans l’attente d’un plébiscite après une semaine mouvementée

Santiago de Chile, 24 octobre (Prensa Latina) Le Chili vit aujourd’hui concentré sur la tenue demain du plébiscite pour une nouvelle Constitution, après une semaine de crispation politique et tout juste un an après l’éclatement social du 18 octobre 2019.

Jeudi, selon les règles électorales, les nombreux commandos de campagne ont conclu leurs actions de prosélytisme en appelant à voter massivement ce dimanche, alors que près de 15 millions d’électeurs décideront d’une nouvelle loi fondamentale ou de poursuivre avec l’actuelle.

Le gouvernement a également appelé à une large participation et vendredi, le ministre de l’Intérieur, Victor Pérez, a déclaré que les citoyens pouvaient compter sur des mesures sanitaires, de sécurité, et tout ce qui est nécessaire pour que leur participation électorale soit aussi fluide que possible.

En outre, ces derniers jours, quelque 50 mille carabiniers et membres des forces armées ont été déployés pour assurer la sécurité de plus de 2.700 bureaux de vote.

Cependant, le pays arrive au plébiscite avec une importante dette, car par des atermoiements et des retranchements, la représentation des peuples originaires dans une Convention constituante reste encore inconnue.

Bien que la nécessité de reconnaître les communautés indigène soit admise, le Sénat n’est pas parvenu à un accord, car les législateurs de droite cherchent à imposer un recensement  uniquement d´indigènes, tandis que l’opposition propose leur pleine inscription sur la liste nationale actuelle et une représentation en fonction de leur part dans la population totale du pays.

Le plébiscite est le résultat de la pression exercée dans les rues par des millions de Chiliens après l’éclatement social d’octobre 2019, dont l’une des principales demandes était la création d’une Assemblée constituante pour la rédaction d’une nouvelle loi fondamentale.

Précisément, la semaine avait commencé par le premier anniversaire de cette date du soulèvement social d´octobre 2019, pour laquelle des dizaines de milliers de personnes ont conflué dès dimanche dernier sur la Plaza de La Dignidad de cette capitale, dans une atmosphère paisible, festive et revendicative.

Le ton de cette grande manifestation a contrasté avec la violence qui se déchaînait depuis le crépuscule, et les incendies de deux églises dans le centre de Santiago ont eu un impact médiatique plus qu´important, des actions émanant de la droite et visant à dénigrer les revendications populaires.

Des locaux ont également été pillés et un jeune homme a été tué par balle par des carabiniers, dans la commune de Renca, au cours d’un incident qui fait encore l’objet d’une enquête.

Mais au-delà de la participation de groupes anarchiques à ces événements, la présence d´un membre de la Marine parmi les acteurs de violence, et l’action quasi nulle des carabiniers pour faire face aux exactions, contrairement à leur dure répression des manifestations pacifiques, ont suscité plus de doutes et de méfiance envers les forces de sécurité.

peo/ga/rc

 
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