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Trump maintient les attaques contre les envois de fonds à Cuba

Washington, 24 octobre (Prensa Latina) Les États-Unis ont diffusé aujourd’hui une nouvelle mesure qui frappe encore plus les envois de fonds à Cuba, dans le cadre des actions continues prises par l’administration de Donald Trump contre l’île.

Le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Département du Trésor nord-américain a divulgué le projet d´une règle finale qui sera officiellement publié au Registre Fédéral le 27 octobre, et à partir de laquelle la portée de certaines autorisations générales relatives aux envois de fonds vers le pays caribéen est supprimée.

Plus particulièrement, le document indique que la modification couvrira toute transaction liée à la Cuba Restricted List, une liste controversée du Département d’État qui comprend plus de 200 entités et sous-entités cubaines interdites aux nord-américains.

Cette action a pour objectif de restreindre l’accès de ces entités et sous-entités aux fonds obtenus en relation avec les activités liées aux envois de fonds, même dans leur rôle d’intermédiaire ou de réception de redevances ou de commissions pour le traitement des transactions de transfert de fonds, précise le document.

La mesure, qui entrera en vigueur 30 jours après sa publication au Registre Fédéral, est adoptée après que le 12 juin dernier le Département d’État ait placé sur la liste susmentionnée l’institution financière Fincimex, qui est la contrepartie à Cuba de la société de transfert de fonds Western Union.

À cette occasion, l’exécutif nord-américain a mis l’accent sur l’inclusion de Fincimex, et a déclaré que l’incorporation de cette entreprise visait à empêcher le gouvernement cubain de contrôler le flux de devises, malgré les nombreuses allégations à l’intérieur et à l’extérieur des États-Unis selon lesquelles de telles restrictions nuisent à la population de l’île.

De même, le 29 septembre dernier, l’administration Trump a ajouté à la liste des entités et sous-entités restreintes la société American International Services, qui est liée à Fincimex, comme un autre moyen de restreindre l’envoi d’argent à la plus grande des Antilles.

La nouvelle mesure annoncée ce vendredi, et celles de ces derniers mois, ne sont pas les seules à s’attaquer à la possibilité pour les personnes résidant aux États-Unis de faire parvenir des fonds à leurs familles et amis dans la nation caribéenne.

En septembre 2019, par exemple, l’exécutif de Trump a annoncé la décision d’imposer une limite de 1.000 dollars par trimestre au montant d’argent qu’une personne peut envoyer de ce pays à Cuba.

L’application de nouvelles mesures contre les envois de fonds à Cuba est une preuve de l’insistance des États-Unis à nuire au peuple de l’île, a dénoncé aujourd’hui le ministre des Affaires Étrangères, Bruno Rodriguez.

Sur son compte Twitter, le chancelier a fait référence à la disposition annoncée ce vendredi par l’OFAC, et a considéré qu’elle réaffirme qu’il n’y a pas de limite pour un gouvernement criminel dans l’imposition de politiques qui limitent les contacts, la communication et l’entraide entre les familles des deux pays.

Johana Tablada, vice-directrice de la direction générale des États-Unis de la chancellerie insulaire, a déclaré sur son compte Twitter qu’il s’agissait d’une mesure discriminatoire, qui fait des émigrés cubains (aux États-Unis) les seuls au monde à ne pas pouvoir aider leurs familles.

Après l’adoption de restrictions de ce type ces derniers mois, des cubains résidant aux États-Unis ont dénoncé ces coups portés aux envois de fonds et ont souligné que Trump cherche par là un soutien de la droite en Floride lors des élections du 3 novembre prochain.

Elena Freyre, présidente de la Fondation pour la normalisation des relations États-Unis/Cuba, a déclaré en juin à Prensa Latina qu’il s’agissait de mesures cruelles et infâmes, qui répondent à l’intérêt de ‘gagner du soutien lors des prochaines élections parmi le secteur le plus récalcitrant, cruel et extrémiste de la communauté cubano-américaine’.

Elle a également considéré comme une violation des droits de l’Homme le fait de refuser au peuple cubain les moyens de recevoir ce qui est nécessaire, alors qu’il existe une situation de pandémie en raison du coronavirus SARS-Cov-2. C’est une preuve supplémentaire que le gouvernement des États-Unis ne s’intéresse pas au bien-être de mon peuple, a-t-elle manifesté.

Fin septembre, des organisations nord-américaines ont publié un communiqué commun dans lequel elles ont qualifié de cruels les restrictions imposées aux envois de fonds.

Interdire aux familles de se soutenir les unes les autres au milieu d’une pandémie et d’une pénurie d´aliments à Cuba, et fermer les canaux de transfert de fonds sans assurer une alternative viable, est cruel et va à l’encontre des valeurs étasuniennes, ont exprimé le Centre pour la démocratie dans les Amériques, Cuba Educational Travel et Engage Cuba, ainsi que quatre autres organisations.

peo/mem/mar

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