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Au moins 73 migrants morts au large des côtes libyennes

Genève, 13 novembre (Prensa Latina) Au moins 73 migrants sont morts hier près des côtes de Khums, en Libye, lors du dernier des huit naufrages en Méditerranée centrale depuis le mois dernier, a rapporté l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

L´embarcation transportait environ 120 personnes, dont des femmes et des enfants, a ajouté l’OIM dans une note qui a fait état du sauvetage de 47 d’entre elles transportées à terre par les garde-côtes et les pêcheurs.

Trente et un corps ont déjà été retrouvés et la recherche des victimes se poursuit.

Une vingtaine de migrants, dont deux mineurs, se sont noyés après que deux embarcations eurent chaviré dans le centre de la Méditerranée, mardi et mercredi, a rappelé l’entité des Nations Unies.

Alors que le navire Open Arms, le seul d’une ONG opérant actuellement sur cette liaison, a sauvé plus de 200 personnes dans trois opérations.

« La perte croissante de vies humaines en Méditerranée est une manifestation de l’incapacité des États à prendre des mesures décisives pour redéployer une capacité de recherche et de sauvetage bien nécessaire et dévouée dans la traversée maritime la plus meurtrière du monde », a manifesté Frédéric Soda, chef de la mission de l’OIM en Libye, cité dans le texte.

Cela fait longtemps que nous réclamons un changement dans l’approche manifestement non viable de la Libye et de la Méditerranée, qui comprend l’arrêt des retours dans le pays et la mise en place d’un mécanisme clair de débarquement suivi de la solidarité d’autres pays, a déclaré Soda.

Des milliers de personnes vulnérables continuent de payer le prix de l’inaction tant en mer que sur terre.

Depuis le début de l’année, quelque 900 personnes se sont noyées en Méditerranée alors qu’elles tentaient d’atteindre les côtes européennes, certaines en raison de retards dans le sauvetage.

Onze mille autres personnes ont été renvoyées en Libye, ce qui les expose à des violations des droits de l’Homme, à des arrestations, à des abus, à des trafics et à l’exploitation, comme le montre l’Organisation des Nations Unies (ONU).

L’organisation des migrations a enregistré une récente augmentation des départs depuis ce pays, avec environ 1.900 interceptions et refoulements et plus de 780 arrivées en Italie uniquement depuis début octobre.

Elle a également réaffirmé que la Libye n’était pas un port sûr pour le retour des migrants et a appelé la communauté internationale et l’Union Européenne à prendre des mesures urgentes et concrètes pour mettre fin au cycle de retour et d’exploitation.

peo/jcm/ro

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