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Cuba: San Isidro et la subversion made in USA

Par Isaura Diez Millán

La Havane, 3 décembre (Prensa Latina) Des intellectuels et des jeunes s’accordent aujourd’hui sur le fait que la domination sur les réseaux sociaux et le financement extérieur sont le modus operandi des États-Unis qui font de Cuba l’un de ses principaux laboratoires.

En exclusivité pour Prensa Latina, le docteur en Sciences Psychologiques Dionisio Zaldívar a souligné que la campagne médiatique et de haine contre l’île, intensifiée au cours des quatre dernières années, a pour objectif d’induire du stress et de provoquer une explosion sociale.

‘Ce type d’action a été systématique depuis le triomphe de la Révolution et vise à briser la résistance’, a-t-il affirmé.

Dans le contexte actuel, plusieurs voix cubaines affirment que cette stratégie médiatique a en ce moment le dénommé Mouvement San Isidro comme l’un de ses principaux représentants.

Le politologue Enrique Ubieta a affirmé qu’il existe des blogs financés par les États-Unis qui ont construit des « informations » autour de ce qui se passe dans le quartier de San Isidro (La Havane) pour créer un état d’esprit chez les lecteurs et qu´il y est une répercussion dans les médias internationaux.

À la télévision nationale, Ubieta a déclaré que le nom du groupe est une nécessité pour ces médias de transmettre l’idée qu’il existe quelque chose de structuré et d’établir une perspective politique.

Le Mouvement de San Isidro manifestait pour exiger du gouvernement cubain la libération de Denis Solis, condamné à huit mois de prison pour outrage aux autorités.

Solís, qui est présenté par le groupe comme un artiste censuré, a affirmé dans une vidéo qu’il entretient des liens avec des personnes qui, depuis Miami, aux États-Unis, financent des actes de violence contre Cuba.

Pour le jeune spécialiste des médias Javier Gómez, ce soi-disant Mouvement et tout ce qu’il a généré démontre que ‘nous sommes en présence de l’exécution d’un scénario de coup doux ou mou’.

Selon Gomez, cela se prépare en quelques années à partir d’une guerre culturelle où le travail des réseaux sociaux joue un rôle majeur.

À cet égard, les États-Unis ont récemment signalé des dépenses de plus de 261 millions de dollars pour des projets de subversion contre Cuba entre 1990 et cette année.

Le portail Cuba Money Project du journaliste nord-américain Tracey Eaton a cité des données de l’Explorateur de l’aide extérieure de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid).

Selon le rapport, plus de 124 millions de dollars ont été affectés à l’objectif décrit comme ‘participation démocratique et société civile’, environ 38 millions ont été étiquetés ‘droits de l’Homme’ et 25 millions ont été attribués aux ‘médias et libre circulation de l’information’.

À la suite des événements de San Isidro, le directeur de la presse de la chancellerie cubaine, Juan Antonio Fernández, a assuré via Twitter que près de 300 comptes avaient été créés en l’espace de 10 jours pour montrer une fausse réalité.

Pour sa part, le Ministère des Affaires étrangères a déclaré que l’île ‘a pleinement connaissance de l’implication du gouvernement des États-Unis dans le financement, l’orientation et l’incitation à des groupes et des individus à Cuba de contester l’autorité du gouvernement (…)’.

Sur ce point, le président Miguel Diaz-Canel a assuré que le pays des Caraïbes n’admettait aucune ingérence, provocation ou manipulation.

Concernant l’influence sur les réseaux sociaux, des jeunes progressistes de Cuba et du monde ont récemment débattu des dangers de la colonisation culturelle exercée par l’impérialisme.

Le rendez-vous virtuel « Les idées qui sont des drapeaux » a appelé à la création de nouveaux contenus pour lutter contre les messages de haine et de division dans le cyberespace de l’appareil médiatique des États-Unis.

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