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Terrorisme : nouvel et ancien instrument contre Cuba

Par Orlando Oramas Leon

La Havane, 3 décembre (Prensa Latina) Le terrorisme est un instrument de vieille date utilisé par les États-Unis contre Cuba et aujourd’hui il reprend vie dans les stertors du gouvernement du président Donald Trump.

On ne peut imputer la genèse de cette politique au dirigeant sortant des États-Unis, mais sa rhétorique, ses mesures et ses actions contre l’île voisine ont incité à commettre des actes de cette nature que Cuba a dénoncés auparavant comme actuellement.

Cette histoire a commencé il y a des décennies et une date la représente: le 17 mars 1960. Les autorités de la puissance du nord de l´époque ont alors approuvé le dénommé Programme d’action secrète contre Cuba.

Bandes armées, actes de sabotage, tentatives d’assassinat de dirigeants de la Révolution cubaine, l’invasion mercenaire de la baie des Cochons et y compris la guerre biologique pour l’introduction de maladies et de parasites constituent un long dossier d’agressions du terrorisme d’État exercé par Washington.

Il ne faut pas oublier qu’un avion de Cubana de Aviación a été victime d´un attentat au large des côtes de la Barbade en octobre 1976. 73 personnes sont mortes et les responsables de ce crime ont vécu en paix jusqu’à leurs derniers jours à Miami.

Mais lorsque l’histoire du terrorisme a semblé s’estomper, Trump est arrivé à la Maison Blanche et s’est chargé, en collusion avec des représentants de l’extrême droite d’origine cubaine, de subvertir la situation au sein de la Cuba socialiste.

En témoignent les nombreux actes dénoncés par La Havane et qui étayent les dénonciations du président Miguel Diaz-Canel et d’autres fonctionnaires et institutions insulaires.

En témoigne l’escalade des sabotages entre 2017 et l’année en cours, avec des cas avérés de participation de terroristes basés aux États-Unis, y compris le mitraillage de l’ambassade de Cuba à Washington, le 30 avril dernier.

Sur l´île, se trouvent derrière les barreaux les responsables ayant avoué être les responsables du déraillement, le 26 mai 2019, d’un train de marchandises en provenance du terminal à conteneurs de Mariel, et qui ont révélé des financements depuis la Floride.

La télévision cubaine vient de faire état d’autres attaques terroristes, comme celles qui ont eu lieu en août et septembre, au milieu de la bataille contre la pandémie provoquée par la Covid-19.

Des cocktails Molotov ont été lancés sur un café, un salon de coiffure et une cave à vin.

Les enquêtes ont montré que les terroristes d’origine cubaine, mais résidents nord-américains, William Cabreras González et Michel Naranjo Riverón, ont contribué à ces actions, sous la promesse de paiement à leurs exécutants.

Ils ont aussi promis aux auteurs le financement d’une sortie illégale du pays, explique à ce propos le quotidien Granma.

Selon des révélations récentes sur le sujet, le modus operandi est répété avec des promesses de paiement et par le recrutement de citoyens de mauvaise conduite sociale pour des actes violents et leur diffusion sur les réseaux sociaux.

C’est ce qui s’est passé en janvier dernier, lorsque des sujets de mauvaise espèce ont détérioré des bustes du Héros National José Marti, prenant des photos ensuite abondamment divulgués sur les plateformes numériques depuis Miami. Les auteurs ont signalé le terroriste, également basé dans le sud de la Floride, Jorge Luis Fernández Figueras.

Il s’agit d’un sujet poursuivi à Cuba pour le délit d’actes de sabotage, y compris le recrutement d’adolescents pour briser des vitraux et poser des affiches contre le processus révolutionnaire.

Le colonel Victor Alvarez, second chef de l’organe d’instruction des infractions contre la sécurité de l’État du Ministère de l’intérieur, en fait état à la télévision cubaine.

Fernández Figueras réapparaît dans le financement d’actions du dénommé Mouvement San Isidro, dont l’un des membres l’a identifié devant les caméras de télévision.

Dans ces cas et dans d’autres, les autorités des États-Unis ont été informées par Cuba de l’implication de citoyens résidant dans leur pays dans des actes criminels et terroristes.

Mais sous le gouvernement de Donald Trump, l’impunité a prévalu, a souligné le président Miguel Diaz-Canel.

L’administration actuelle des États-Unis a été tolérante et complice des actions contre Cuba, a souscrit le mandataire sur son compte Twitter.

peo/jf/ool

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