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Une rapporteuse de l’ONU demande aux États-Unis de lever les sanctions contre la Syrie

Les Nations Unies, 29 décembre (Prensa Latina) Les États-Unis doivent lever les sanctions unilatérales contre la Syrie qui entravent les efforts de reconstruction dans ce pays et nuisent à sa population, a demandé aujourd’hui une experte indépendante de l’ONU.

Selon Alena Douhan, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les effets négatifs des mesures coercitives unilatérales sur les droits de l’Homme, les sanctions imposées par Washington peuvent aggraver la situation humanitaire en Syrie.

Lorsqu’il a annoncé les premières sanctions en vertu de la Loi César en juin 2020, le gouvernement des États-Unis a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de nuire à la population syrienne, mais cette mesure les prive de la possibilité de reconstruire leur infrastructure de base, a-t-elle souligné.

Cette législation des États-Unis ne tient pas compte des droits de l’Homme de ce peuple en ce qui concerne le logement, la santé et un niveau de vie et de développement adéquats, a noté l’experte indépendante de l’ONU.

Washington ne devrait pas faire obstacle à la reconstruction des hôpitaux parce que le manque de soins médicaux menace le droit à la vie de toute la population syrienne, a souligné Douhan.

La Loi César suscite également de graves préoccupations en droit international en raison de sa portée extraterritoriale, a-t-elle précisé.

Après près de 10 ans de conflit, a-t-elle expliqué, de nombreuses personnes dans cette nation arabe dépendent de l’aide internationale, surtout maintenant au milieu de la pandémie de Covid-19.

Selon un communiqué de presse du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, la Loi César contient les sanctions nord-américaines les plus larges jamais appliquées contre la Syrie.

Elle pourrait cibler tout étranger qui aide à la reconstruction de la nation levantine, y compris les employés de sociétés étrangères et les opérateurs humanitaires, indique le site officiel d´informations de l’ONU.

Il y a près de 10 ans, le conflit a éclaté en Syrie, en grande partie en raison de l’intérêt de l’Occident et de ses alliés régionaux à imposer un changement de régime et à renverser le président Bashar Al Assad.

À l’heure actuelle, des groupes terroristes continuent d’opérer sur ce territoire avec l’appui des forces d’occupation illégales des États-Unis et de la Turquie, comme l’a dénoncé Damas au Conseil de Sécurité des Nations Unies.

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