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Les États-Unis annoncent de nouvelles sanctions unilatérales contre Cuba

Washington, 17 janvier (Prensa Latina) À quelques jours de la fin de l’administration du président Donald Trump, les États-Unis ont annoncé vendredi des sanctions contre le Ministère de l’Intérieur (Minint) de Cuba, l’une des mesures unilatérales prises récemment contre l’île.

Sans aucune preuve, le prétexte de cette action est la prétendue responsabilité du ministre de ce portefeuille, le général Lázaro Álvarez Casas, dans des violations présumées des droits de l’Homme, justification que le gouvernement nord-américain utilise à maintes reprises contre des pays qui ne se plient pas à ses diktats.

Selon une déclaration officielle du secrétaire d’État, Mike Pompeo, la mesure est prise conformément au décret exécutif 13818 qui met en place le Bilan globale en matière de droits de l’Homme (DD.H.), l’une des lois que Washington emploie pour s’immiscer dans les affaires intérieures d’autres pays.

Le texte reprend des accusations similaires à celles qui ont été formulées ces dernières années et note que le Minint est désigné comme étant responsable, complice ou impliqué directement ou indirectement dans des abus présumés contre les droits de l´Homme.

Entre autres justifications pour sanctionner le Minint, la déclaration de Pompeo note que le gouvernement cubain maintient en prison au moins 100 personnes qui selon cette agence fédérale sont détenus pour des motifs politiques.

Toutefois, les autorités de la nation caribéenne ont à maintes reprises rejeté cette catégorie, car il s’agit en réalité d’individus qui ont violé les lois cubaines par des actes délictueux de diverses sortes.

Enfin, le secrétaire d’État lance un appel aux autres gouvernements et organisations internationales pour qu’ils se conforment aux exigences de Washington et se joignent à ces sanctions unilatérales, qui s’ajoutent à celles que la Maison Blanche maintient contre Cuba depuis plus de six décennies. 

À la suite de cette récente sanction appliquée par Washington, le Minint et son titulaire n’auront pas accès au système financier nord-américain et tous leurs éventuels avoirs aux États-Unis seront bloqués.

La mesure injustifiée et unilatérale prise à l’encontre du Minint s’ajoute à l’annonce faite cette semaine par Pompeo de la réintroduction de l’île sur la liste des nations qui, selon Washington, parrainent le terrorisme. Une disposition que les experts qualifient d’unilatérale, fallacieuse et politiquement motivé.

Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a qualifié la décision de l’un des derniers sursauts d’une administration en échec et corrompue engagée dans la mafia cubano-américaine de Miami.

peo/mem/rgh

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