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Opération Vérité : une bataille permanente

Par Jorge Luna

La Havane, 17 janvier (Prensa Latina) La guerre médiatique que les États-Unis déploient contre Cuba a commencé avant le triomphe révolutionnaire de janvier 1959, en assurant notamment que le leader Fidel Castro était mort dans la Sierra Maestra.

 

Ce mensonge, qui serait maintenant défini comme fakenews, a été répété à plusieurs reprises jusqu’à ce que le journaliste nord-américain Herbert Matthews, du The New York Times, publie une interview exclusive de Fidel Castro en 1957.

Tout au long de la guerre, les journalistes Jorge Ricardo Masetti, argentin, et Carlos María Gutiérrez, uruguayen, entre autres, ont réalisé des interviews et des reportages sur les rebelles et l’avancée de la guérilla.

En 1958, au milieu des combats contre l’armée de Fulgencio Batista, la nécessité de disposer de ses propres moyens de communication s’est manifestée et Radio Rebelde est née pour informer sur ce qui se passait en réalité et sur les objectifs de la Révolution.

À peine les rebelles ont-ils triomphé, le 1er janvier 1959, que de nouvelles critiques ont été émises par d’importantes agences nord-américaines, en particulier sur les procès publics contre les criminels de guerre et les personnes ayant participé à la répression lors du régime vaincu.

Le 13 janvier, le commandant en chef Fidel Castro a dénoncé la campagne nord-américaine, qu’il a décrite comme la plus infâme, la plus criminelle et la plus injuste jamais lancée contre un peuple. Parmi les premières mesures de la Révolution triomphante, Fidel Castro a convoqué, les 21 et 22 janvier, 400 journalistes étrangers et quelques membres du Congrès des États-Unis à l’Opération Vérité, pour assister aux procès et connaître la réalité de Cuba.

Lors de ces journées, décrites alors comme la ‘plus grande conférence de presse du monde’, le leader cubain a dénoncé le monopole informatif des agences états-uniennes et a évoqué la nécessité pour l’Amérique Latine d’avoir sa propre voix.

Nous, a-t-il ajouté, n’avons pas de câbles internationaux. Vous, les journalistes latino-américains, n’avez pas d’autre choix que d’accepter ce que dit le câble reçu, qui n’est pas latino-américain.

Selon l’Unesco, l’United Press International et l’Associated Press réunies possédaient à cette époque 261 correspondances aux États-Unis et 167 à l’étranger, ainsi que des milliers de reporters, notamment en Amérique Latine.

‘La presse d´Amérique devrait être en possession de moyens lui permettant de connaître la vérité et de ne pas être victime du mensonge’, avait souligné Fidel Castro à l´époque.

À l’issue de l’Opération Vérité, au cours de laquelle les visiteurs ont eu pleinement accès aux procès, Fidel Castro s’est rendu au Venezuela le 24 janvier, où il a réitéré l’idée de fonder une agence d’information au service de la démocratie, qui défende les peuples d’Amérique Latine et serve de contrepoids aux campagnes confusionnistes qui cherchent à tergiverser la réalité.

Cinq mois plus tard, le 16 juin, avec la collaboration d’éminents collègues cubains et latino-américains, est née l’Agence d’information latino-américaine Prensa Latina, le premier média alternatif de la région.

Avec près de 40 correspondances dans le monde, elle célèbre actuellement son 62e anniversaire en diffusant 400 dépêches quotidiennes en plusieurs langues, tout en offrant des services multimédias, radiophoniques et télévisuels et en éditant de nombreuses publications.

Avec d’autres médias cubains et étrangers, l’agence (www. prensa-latina.cu) oppose résistance à la longue guerre médiatique renforcée à des niveaux extrêmes par l’administration sortante du mandataire nord-américain Donald Trump.

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