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Le Guatemala renvoie des milliers d’honduriens après une répression policière

Guatemala, 19 janvier (Prensa Latina) Après la fatigue de plusieurs jours de marche à pied et la répression des forces de police et de l’armée guatémaltèques, des milliers d’honduriens se résignent aujourd’hui à reprendre le chemin du retour.

Le kilomètre 177, Vado Hondo, dans le département de Chiquimula, est devenu depuis dimanche dernier l’épicentre d’une nouvelle crise humanitaire et le lieu où, à force de coups et de gaz lacrymogènes, l’essentiel de la caravane de migrants commence à se disperser.

Un autre affrontement violent hier avec les forces anti-émeutes a abouti à une fermeture temporaire du transport de marchandises dans cette zone devenue presque de guerre et occupée par une marée humaine désespérée pour atteindre sa destination finale, les États-Unis.

Face à un nouveau passage à tabac des forces militaires, les migrants ont été contraints de reculer vers la frontière d’El Florido par laquelle ils sont entrés illégalement au Guatemala le vendredi 15 janvier.

Cela a été confirmé par l’Institut des migrations (IGM) dans un rapport officiel, dans lequel il est indiqué que du 14 au 18 janvier 1.827 migrants en provenance du Honduras, d’El Salvador et du Nicaragua ont été enregistrés, et dont 1.401 ont été rapatriés et 786 renvoyés à cette unité.

Sur ce total, 1.489 sont des adultes et 338 des mineurs accompagnés, selon l´entité qui a jusqu’à présent rejeté des demandes d’asile sur le territoire national.

Selon l’IGM, ‘les personnes sont rapatriées de manière ordonnée et les groupes vulnérables sont prioritaires’.

D’autres migrants se dirigent toujours vers la frontière avec le Mexique, mais ils ne pourront que très peu avancer face au nombre de barrages et de postes de contrôle installés pour les bloquer et les dissuader de continuer leur chemin, comme le prévoit le plan interinstitutionnel mis en place pour faire face à ce nouvel exode massif.

La plupart des migrants interrogés ont exprimé leur déception quant à la manière dont ils ont été réprimés, car ‘nous n´étions pas en train de voler, nous voulions juste passer’, ont-ils manifesté.

À Vado Hondo, il y avait hier environ 4.000 personnes avant l´assaut des forces de l´ordre, et 800 autres se sont dispersées dans un village voisin mais ont été repérées et renvoyées.

Le gouvernement d’Alejandro Giammattei a décrété jeudi dernier l´État de prévention dans sept départements, une mesure qu’il a justifiée face au risque de contagions en raison de la pandémie de Covid-19.

Toutefois, l’usage excessif de la force par le Guatemala a suscité des tensions avec le Honduras, qui lui a demandé d’enquêter sur les faits. Le Guatemala a pour sa part accusé son voisin d’avoir violé des accords récents pour contenir la caravane annoncée depuis début janvier.

peo/Jha/mmc/cvl

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